‹ Œuvres complètes de J. de La BruyèreChapitre 17 sur 155 · Boileau, ÉpUre I, v · texte numérisé non relu

Boileau, ÉpUre I, v

Mais à l'ambition d'opposer la prudence, C'est aux prélats de cour prêcher la résidence.

2. Apocalypse (cliap. x, verset G) : Tempus non erit amplius , « il n'y aura plus de temps. »

[i] Il y a des gens qui n'ont pas le moyen d'être nobles ^

11 y en a de tels que, s'ils eussent obtenu six mois de délai de leurs créanciers, ils étaient nobles \

Quelques autres se couchent roturiers, et se lèvent nobles ^

Combien de nobles dont le père et les aînés sont roturiers !

[•2] Tel abandonne son père, qui est connu et dont l'on cite le greffe ou la boutique, pour se retrancher sur son aïeul qui, mort depuis longtemps, est inconnu et hors de prise; il montre ensuite un gros revenu, une grande charge, de belles alliances, et pour être noble, il ne lui manque que des titres ^

^ Édition 4*.

1. Secrétaires du roi. {Note de La Bruyère.) « Cette note était dans les quatre premières éditions et a été supprimée dans les suivantes. Ces charges de secrétaires du roi s'achetaient et donnaient la noblesse, et on les nommait des savonnettes à vilain. » (Walckenaer, Remarques et éclaircissements.) Peut-être La Biuyère a-t-il supprimé cette note parce que cette charge n'était pas la seule qui conférât la noblesse.

2. Vétérans. {Note de La Bruyère.) On appelait vétérans les conseillers qui, après avoir exercé vingt ans, s'étaient défaits de leurs charges, tout en conservant les privilèges qui y étaient attachés.

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