‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 122 sur 239 · ACTE ni, SCENE VII. aai · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCENE VII. aai

PIERROT

Oli ! pardi , ne craignez rien avec moi ; il n'a qu'à venir. Ah, mademoiselle! ta jolie queue ! Perroquet mignon ; tôt , tôt , à déjeuner.

( MnutÏD ciqnett*. ) BROCANTin.

Quel diable de jargon! Qu'est-ce donc qu'il dégoise là ?

HFZZETIIT obtnie.

Je suis ratiftiié, j'ai fait un grand Toragn, Pour >rous demander Colonibîne eu mariage.

COLOMBIHE.

Moi ? oli ! je se veux point épouser un perroquet.

MEZZETIN

Bel morguenne de rouit quelle fille, quelle fille I Hoi^enne de tousI quelle fille £tes-vous7

Voilà l'ambassadeur du Pont-N'euf.

HBZZETin.

Le friand morceau! J'aurai bien du plaisir d'en &ire une perroquette. Qu'elle est belle !

COLOMBIHE.

Oli ! vous vous iiuii|ii<v. J'ui ma sœur qui est bien plus jolie que moi ; L't si vous aviez vu ma cousin* Gogo, c'est tout autre iliose.

MFZZCTIir cliiDie.

Quel air <1e saniiM voii<i av«s la mine lia jour de rester seule à la tontiua....

aa4 L'HOMME A BONNES FORTUNES.

que j'ai fnits pour servir de niveau à la femme qui tombera sous ma coupe. Écoulez bien ceci, (n io»w.)

TKtHO.

Ccl)« qui n'engage sa fol

Sen, si cela se peut, sage;

Elle doit se faire une loi

De demeurer dans son ménage ,

Et de n'en sortir qu'avec mni.

En di^pit du contraire usage. Quand je vois revenir des ft^mincs sans maris , J'entends celles qu! sont du plu* galant étage , Qni souvent loin du gîte ont passé plusieurs nuits , Il me semble de voir un cheval de louage;

Lorsqu'un le ramènje au logis,

C'est un grand hasard s'il ne cloche;

Et s'il ne boite pas tout bas.

Pour le moins, on trouve, en ce eu,

A. coup sûr , quelque fer qui locha.

Dans ma maison il n'entrera,

De peur de maligne pratique,

Aucun lévrier d'opéra , Symphoniste, chanteur, ou suppAt de musique.

Item, point de mallre à danser; Ce sont courtiers d'amour dont il faut se passer.

Ces gens-la se font trop de fête;

Et, quelque soin que vous prenies, Par leur* leçons, la feinme en porte mieux le* pieds,

Hais le mari plus mal la tâte.

Point de 1IIMÎI itiz maris? Ils m

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