SCENE IV. a
plus de plaisir d'y retrouver xtin bourse. Je n'ni jamais acheté un chagrin si cher. L'impertinente scène que celle de ce Docteur qui recommande le silence , et qui parle toujours 1
LE MARQUIS
Fi , fil vous dis-je.
LA COUSINE
Ce qui me console de mon argent , c'est qu'il faut que Golombine crève sous ce rôle-là; elle n'a pas encore huit jours dans le ventre.
LE MARQUIS
Ah, mademoiselle ! désabusez-vous de cela ; jamais femme n'est morte de trop parler. Et que dites-vous, s'il vous plaît, de ce fat de Vicomte, avec ses boutons à jouer à la boule , et cette valise en forme de manchon ?
LA COUSINE
Je dis qu'il est tout aussi sot que son rôle.
LE MARQUIS
J'enrage quand je vois le parterre s'efHanquer de rire à des sottises qui n'ont pas le sens commun. Il faut avouer que l'auteur est un brutal parrain, d'avoir nommé Bergamotte le héros de la pièce ; encore pour du tabac , je lui pardonnerois.
LA COUSINE
Il y a comme cela cent endroits dans la pièce quf me font presque vomir. On ne laisse pas de s'égosiller de rire; comme, par exemple, le tujrau d'orgue^ la fille de hasard^ le cheç^al de louage^ et cette autre
aSo LA CRITIQUE, etc.
innocente qui va dire à son père que si son apotbi- Caire ne lui donne que quarante-cinq ans, c'est qu'il ne le voit que par derrière.
LE MARQUIS
Quelle grossièreté , d'aller mettre le derrière d'un vieillard sur la scène ! A la fin , je ne sais ce que l'on n'y verra point. Fi! vous dis-je; misère! ne parlons plus de cela. Mais où diable vous éliez-vous nichée? car j'ai feuilleté toutes les loges pour vous trouver. Apparemment, à cause de la presse , vous vous serez mise au parterre.
LA. COUSIKE.
Hélas! nous avons été trop heureuses de voir la comédie de cliez te limonadier.