‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 153 sur 239 · ACTE I, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE X

LE VALET

La coquine est, ma foi, de bon goût. Allons, monsieur, retirez-vous; ce n'est pas là de la viande pour vos oiseaux.

M. CROQUIGNOLET s'approche d'Isabelle.

Sais-tu bien, petite scélérate, que je viens de l'armée ?

isa'belle.

Vous , de l'armée ! Vous voilà plaisamment fagotté, avec votre habit noir! C'étoit donc vous qui portiez les billets d'enterrement des Hollandois qu'on y a tués ?

M. GROQUIGKOLET.

Comment, morbleu! si quelqu'un en doutoit, je lui ferois bien voir ce que c'est que Mathurin Croquignolet, volontaire en pied, suivant l'armée^

LE VALET

EUavocat en parlement.

ISABELLE

Oh! vous êtes un valeureux personnage! Je crois qu'il ne faudroit encore qu'un Mathurin Croquignolet pour faire fuir tous les poulets de notre basse-cour.

M. CROQUIGNOLET.

Cette friponne-là n'est pas prévenue de mon mérite*«.. Je suis pourtant un drôle avec les filles....

( n vent badioer.) ISABELLE.

Je vous prie , monsieur, encore une fois , de vous

tenir en repos ; je n'aime pas à être tarabustée. Si vous voulez entrer chez nous , voilà la porte ouverte ; sinon , je suis votre très humble servante.

( Elle Teot rentrer dam Tsaberge. ) M. GROQTJIGirOLET, rarréiant.

Je ne saurois la quitter. Le joli bouchon I

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