ACTE I, SCENE X
LE VALET
La coquine est, ma foi, de bon goût. Allons, monsieur, retirez-vous; ce n'est pas là de la viande pour vos oiseaux.
M. CROQUIGNOLET s'approche d'Isabelle.
Sais-tu bien, petite scélérate, que je viens de l'armée ?
isa'belle.
Vous , de l'armée ! Vous voilà plaisamment fagotté, avec votre habit noir! C'étoit donc vous qui portiez les billets d'enterrement des Hollandois qu'on y a tués ?
M. GROQUIGKOLET.
Comment, morbleu! si quelqu'un en doutoit, je lui ferois bien voir ce que c'est que Mathurin Croquignolet, volontaire en pied, suivant l'armée^
LE VALET
EUavocat en parlement.
ISABELLE
Oh! vous êtes un valeureux personnage! Je crois qu'il ne faudroit encore qu'un Mathurin Croquignolet pour faire fuir tous les poulets de notre basse-cour.
M. CROQUIGNOLET.
Cette friponne-là n'est pas prévenue de mon mérite*«.. Je suis pourtant un drôle avec les filles....
( n vent badioer.) ISABELLE.
Je vous prie , monsieur, encore une fois , de vous
tenir en repos ; je n'aime pas à être tarabustée. Si vous voulez entrer chez nous , voilà la porte ouverte ; sinon , je suis votre très humble servante.
( Elle Teot rentrer dam Tsaberge. ) M. GROQTJIGirOLET, rarréiant.
Je ne saurois la quitter. Le joli bouchon I