‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 165 sur 239 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

PIERROT, ISABELLE, •oot le nom de Glaoaine.

PIBRHOT pftnd an firateotl.

Regardez -MOI, Claudine.... L'honneur est un joyau ; mais un joyau qui se gâte quand on le laisse expose à l'air. Une fille est comme une bouteille d'eau de la reine d'Hongrie ; elle perd sa vertu si elle n'est bien bouchée : c'est ce qui fait qu'un grand philosophe dit qu'il faut qu'une femme demeure enfemée dans son logis. Il n'a pas parlé des allés ; car elles étoient fort clair-semées dana son temps , aussi-bien que dans celui-ci.

ISABELLE^

Que veux-tu donc dire , avec tout ton galimatias ? Es-tu fou ?

PIERROf.

Comment , si je suis fou ! Vous ne savez donc pas que je suis présentement votre pédagogue ?

ISABELLE

Me voilà vraiment dans de bonnes mains I

PIERROT

Je suis à votre égard ce que la bride est à un che-^ val 9 un bâton à un aveugle, un gouvernail à un vaisseau : je suis la bride, et vous êtes le cheval; je suis le bâton, vous êtes Taveugle; vous êtes le vaisseau, et moi le gouvernail ; mais un gouvernail avec lequel j'empêcherai que vous n'alliez donner contre les rochers des garçons; car ce monde est une mer, et les vents soufQent dans cette eau qui bouillonne,... ce qui fait que la raison dans.... cette mer....

Vite , vite , au secours ! voilà un homme qui se noie.

PIERROT

Que la raison, dis-jé, la.... Enfin, Arlequin m'a laissé dans la maison pour vous garder.

ISABELLE

Je te suis trop obligée ; je t'assure que je me garderai bien moi-même.

PIERROT

Nenni pas, s'il vous plaît; je ne me fie plus aux filles; j'y ai été attrapé.

ISABELLE

Comment donc? est-ce que tu entretiens commerce avec des filles ?

PIERROT

Bon! quand on est fait d'une certaine manière, on

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