‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 182 sur 239 · ACTE I, SCENE V. 3uS · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE V. 3uS

siii^s caution qu'une (îllo nVat piquante qu^aulant qtrdle a pris sel dans la coquet toiit\

Vraiment! ce ne sont pas h\ les maximes de ma MU^re, qui me prône tous les jours que la coquetterie est l'antipode du mariage ; et j'ai ouï dire cent fois à mon oncle qu'une fille coquette ressemble à lY* vins pétillants dont tout le monde veut tAter, et dont personne ne veut acheter pour son oixlinaire.

COtOlVfBINB*

VoihVt-il pas mes contes de grand'môres , qui eonilnnment dans leurs enfants les plaisirs que TAge leur Infuse ! Je veux , nu>i , te donner des conseils pour lo mariage, plus courts et plus faciles; et afin que tu los retiennes mietix , je vais te les lire en vers*

1SABKM.K.

En vers , ma petite ! ah ! c'est ma folie.

COtOMBlNK.

N'en perdà pas une syllabe, (Kn« lit)

manW.

Une fille qui veut 8e faire

Un époux panni se» «maiitSi

Doit ehunger à tous le» moments

£t de visage et de mAnit're; Tantôt I d*un air modeste , elle entre dans un cttiui'i

Sous un (i\ux semblant do s^a^osso; Et t«ntM, rallumant un feu de belle humeur, Elle y porte à la fois la joi« et la tendresse;

Elle tait finemrnt, par nn mé\»nç^e heurmix , Délayer la douccnir avircqiie la ntcleiic ; Du (rein ou ilc IWrpron ' usant avec; adrcuie^ Suivant que Tanimal e»t vif ou paresseux.

Je ne salft pns comment sera le reste , mais le dvhnt est fort vif.

COLOMBIJVE.

Rien ne se démentira. (Elu continti« d« iir«J

Pour conserver let emiirs qu'elle a su pr/;parer «

Elle tient toujours la balance

Entre la crainte et Tespérance, I^aissant un pauvre amant doucement sVnferrcr* Si quelqu'un , rebut<'3 de son trop long martyre ,

* Oierdie à sVîchapper du filet, Par de fausses bont<^s alors on le retire :

On ^'rcrit, et Dieu sait le style an billet!

Un roi ne patroit pas tout ce qu'on lui promet :

On se désesp^'re, on soupire;

Trac , Toiseau rentre au tr<^bucbet.

Au Iréimcliet! Un mari ne se prend pas comme un oiseau ; il faut bien d^autres pt(^ges.

COLOMïlINK.

Je te dis qu%!n amour ils sont si niais, qinjm: fille qui snit un peu son métier en va duper trenf"

a la fols. (Etl«pffur»oit M {«ctfire. )

Lui parlc-t-on d'amour.,..

' Il faut écrire (/pfitpn, I/antetir a MCttilè ici I'«rtbogr«ph<î k w mesure du vers.

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