‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 194 sur 239 · LE CAPITAINE, COLOMBINE, NIGAUDIN · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE, COLOMBINE, NIGAUDIN

Laquais de Nigaadin.

LE CAPITAINE, endednu.

Parbleu ! mon ami , je crois que tu ne me connois pas.

COLOMBINE

Ah, monsieur! vous êtes perdu si cet homme-là TOUS trouve ici.

NIGAUDIN.

Comment donc?

C'est un officier qui est jaloux à la fureur ; il a déjà tué cinq ou six hommes pour n'avoir fait que me regarder.

NIGAUDIN.

Cinq ou six hommes ! Voilà qui est bien brutal.

Holà ! hé , laquais. ( O te détbalMlle , et met aon nliat.)

COLOMBIITB.

Hé, que faites- vous , monsieur? Â quoi vous amusez- vous là ?

NIGAUDIN.

Je sais bien ce que je fais. Il faudra qu'il soit bien lâche , s'il me bat sans épée. Pour plus grande sûreté, vite, qu'on me donne ma robe.

COLOMBINE

Votre robe ! et oîi est-elle ?

JXIGXVDIN.

Je ne vais jamais sans cela; on ne sait pas ce qui peut amver.

COLOMBIITE.

Ah , monsieur! ne vous y fiez pas ; vous auriez toutes les robes du Palais sur le corps , qu'il....

LE GA.PITAIICI!:, toQJoorf en dedanf.

Par la mort ! par la tête ! si tu ne me laisses entrer , je mettrai le feu à la maison.

COLOMBlIfE.

Que je suis malheureuse ! Le voilà qui entre. Tenez , cachez-vous vite sous cette table-là , et ne remuez pas.

IV^lGAUDIlf, le mettant loos la table.

Ahl ma maudite toux me va trahin

LE CAPITAINE entre anr [a «cène.

Comment ! mordi , mademoiselle ; il est plus difficile d'entrer chez vous que de prendre trois demilunes répée à la main. Si vous ne changez de portier , ma foi , il faudra rompre tout commerce avec

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