LE CAPITAINE, COLOMBINE, NIGAUDIN
Laquais de Nigaadin.
LE CAPITAINE, endednu.
Parbleu ! mon ami , je crois que tu ne me connois pas.
COLOMBINE
Ah, monsieur! vous êtes perdu si cet homme-là TOUS trouve ici.
NIGAUDIN.
Comment donc?
C'est un officier qui est jaloux à la fureur ; il a déjà tué cinq ou six hommes pour n'avoir fait que me regarder.
NIGAUDIN.
Cinq ou six hommes ! Voilà qui est bien brutal.
Holà ! hé , laquais. ( O te détbalMlle , et met aon nliat.)
COLOMBIITB.
Hé, que faites- vous , monsieur? Â quoi vous amusez- vous là ?
NIGAUDIN.
Je sais bien ce que je fais. Il faudra qu'il soit bien lâche , s'il me bat sans épée. Pour plus grande sûreté, vite, qu'on me donne ma robe.
COLOMBINE
Votre robe ! et oîi est-elle ?
JXIGXVDIN.
Je ne vais jamais sans cela; on ne sait pas ce qui peut amver.
COLOMBIITE.
Ah , monsieur! ne vous y fiez pas ; vous auriez toutes les robes du Palais sur le corps , qu'il....
LE GA.PITAIICI!:, toQJoorf en dedanf.
Par la mort ! par la tête ! si tu ne me laisses entrer , je mettrai le feu à la maison.
COLOMBlIfE.
Que je suis malheureuse ! Le voilà qui entre. Tenez , cachez-vous vite sous cette table-là , et ne remuez pas.
IV^lGAUDIlf, le mettant loos la table.
Ahl ma maudite toux me va trahin
LE CAPITAINE entre anr [a «cène.
Comment ! mordi , mademoiselle ; il est plus difficile d'entrer chez vous que de prendre trois demilunes répée à la main. Si vous ne changez de portier , ma foi , il faudra rompre tout commerce avec