TRAFIQUE!, COLOMBINE, OCTAVE
(OcUTc , dans 1c fond dn théâtre, fait det minet k CdomUne» itni
être va de Traliqnet. )
Le parti qui se présente ?
TRÀFIQUET.
Oai, le parti qui se présente,
COLOMBINE
Assurément ?
TRAFIQUET.
Oui , s'il vous plaît ; il ne faut point tant faire de gestes et de grimaces : est-ce qu'il lui manque quelque chose ?
COLOMBINE
Je ne dis pas cela.
TRAFIQUET.
Est-il tortu OU bossu ?
COLOMBINE
\ Je trouve sa taille dégagée et engageante.
I TRAFIQUET.
Est-ce qu'il n'a point d'esprit ? Va , va , ce n'est pas le plus nécessaire en ménage.
COLOMBINE
Son esprit me charme , et je connois peu de gens qui en aient plus que lui.
Et pourquoi donc n'en veux-tu point ?
GOLOMBIl^E.
Moi , je n'en veux pas ! Il faudroit , mon pere , que je fusse bien aveugle ou bien insensible pour refuser un tel parti.
TRAFIQUET.
Oh ! que ne parles-tu donc ? J'allois me mettre en colère. Voyez , je vous prie , quand on ne s'entend pas. Viens , ma fille, que je t'embrasse.
COLOMBINE
Que cet embrassement me fait de plaisir !
(Colombine, en embrassant Trafique! , donne sa main à baiser à Octave. )
TRAFIQUET.
Tu réponds dignement aux soins que j'ai pris de ton éducation.
COLOMBIIN^E.
J'aimerois mieux mourir, mon père, que de vous désobliger.
TRAFIQUET.
Tu me promets donc de ne plus songer à cet étourdi ?
GOLOMBI]y£.
Je ne le verrai de ma vie ; c'est un homme que je ne puis souffrir.
TRAFIQUET.
Et moi, pour reconnoître ton obéissance, je te promets d'augmenter ton trousseau de six chemises,