MADRIGAL
Sur l'inconstance d'une maf tresse qui changea d'amant, parce qu'il avoit soupiré par le derrière*
Vous entendez bien cela ?
GOLOMBIKB.
Oh! oui, cela s'entend de reste ; peu s'en faut que je ne le sente.
Sgo LA COQUETTE.
M"* PINDARET continae de lire.
Quoi I pour avoir laissé sauver un prisonnier Qui n*a.de voix que pour crier, Votre cœur fait la pirouette , Et se fait un nouvel amant l On dira, volage Lisette, Que ce cœur est si girouette.
Qu'il change au moindre petit vent.
COLOMBINE
Ah , madame ! quel merveilleux talent vous avez pour la poésiie ! **
M"' PINDARET.
J'ai d'assez belles humanités , comme vous voyez; mais je vais me donner à la physiq[ue.
GOLOMBIirE.
A la physique, madame !
M"** PINDARET.
Oui, mademoiselle. C'est une des plus nobles sciences qu'il y ait; elle a pour objet tout ce qui tombe sous les sens, et par conséquent, le corps humain , qui est la plus belle et la plus parfaite de toutes les structures humaines. Adieu, mademoiselle; je sens que ma colique veut me reprendre.
COLOMBINE
Quoi ! si tôt , madame ?
M"** PINDARET.
Je ne me prostitue jamais à une longue conversation , et j'aime les visites brèves et laconiques.