‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 2)Chapitre 55 sur 239 · ACTE III, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VI

SOTtlTET.

Je n'ai jamus fait d'autre folie que celle de prendre ma remine. Hé! morbleu, plaidez votre cause si vous

voulei. ( Il \in u unae , •! m nenico CorniohoD. )

coniTicnoM.

Vous voyez, messieurs, que voire présence ne uuroit servir de gourmette il ce furieux. Que scroitff,à cette pauvre innocente se trouvoit toute seule iveclui? Approchez, mallieureuse opprimée; venez, I jiouse infortunée : c'est à l'ombre de ce tribunal que vous trouverez un asile assuré contre la pétulance dr votre persécuteur, Souffrirez-vous, messieurs, qu'une femme qui (comme dit fort élégamment un «vuii philosoplie) doit fitre, vtis dî^niUUis, aon tvhtptaiiSf devienne un grenier à coups de poing? qu'une femme , qui doit ^tre la soucoupe des plaisirs «Tua mari, soit le ballon do ses emportements? Non, niMsieurs, vous ne souiTrirez pas que ces innocentes IxYbis soient si cruellement égorgées par ces loups nvissants ! Eli ! qui voudroit dorénavant se mettre rn ménage, si vous fermiez la porte aux séparations ?

Le divorce ayant été de tout temps tout ce qu'il y a de plus piquant dans le mariage , ce ragoût de

4\ii^c Jiilicipé, «■(■tliî viduité iiri'iiialurii' ijuc vous .'Irziervirà la dame Sotinct, va fuiro venir riaii à mes (le r.iria : cllfs «n Ksieurs, aux lionnoiirs •ntuun quaitta srgis !

io8 LE DIVORCE.

Vous tkurct plus d*affaire8 que toutes les jurldio tions de la Franee. LMukel de Bourgogne crèvera de monde : vous en aurez toute la gloire^ et les conu> diens italiens tout le profit. DixL

(Peodttiit que 1« dieu do rifyiiioti y» «ox opipiotai^ lot iTOOttU parlfi&t toat doux k la foin.)

BHAILLAnDKT.

Quand il y auroît quelque petit grain de foUe, il y a des intervalles....

conNiciioir.

Ah I taiseZ-VOUS , taisez-vous. ( C«la •« dit k baate voix. )

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