SCENE I
ARLEQUIN, COLOMBINE, PIERROT
ARLEQUIN, botté, dan» le ventre d*ane baleine.
HoÉ^boé, madame la baleine; ouvrez, s'il vous plaît, Totre petite gueule. La, la, voilà qui est bien. Les jolies petites quenottes! Je suis votre serviteur; vous
* Tootr cette première scène a été remplacée par an expo^ •nmnairey dans tontes les éditions. On trouTcra que le dialogue de (Cite ioène et de plusieurs autres qui sont rétablies, est tant soit peu libre et même triyîaL Cependant, suivant Horace , nous ne sommes
ii8, LA DESCENTE D'ARLEQUIN, etc.
pouvez présentement aller à tous les diables, (lortant de la mer.) Ouf! Les clieoiins sont diaboliques; je croyois que je ne me tirerois jamais des ornières. Mais je crois que voilà ma^ feiQiPÇ. qui arrive! Je 9ui^ Ipien np^lheureux ! j'espérois que Neptune lui feroit boire rasade.
(Colombioe paroit en pleine mer, montée for le dos d*an gro» poisHun, et' accompagnée de Pierrot, monté sor la qoeae da même poiasoa. )
PIEHRGTfc
Serre la botte, serre la botte. (4 Colombine.) Madame, tenez-vous bien aux crins.
ARLEQUIir.
> Il faut Taller attendre h la descente du coche^ pour
lui donner la main. — Bonjour, ma petite femme;
d'où vient donc que vous n'êtes pas noyée ?
CO.LO.MBIir.E.
Ah ! je n'en puis plus; je suis toute rompue. Quelle maudite voiture!
ARLEQUIN
c'est la poste de ce pays-ci.
PIERROT
Par ma foi, monsieur, nous avons eu bien de la peine. J'ai cru vingt fois que ipadame accoucheroit de quelque sole entre mes bras.
COLOMBINE
Je suis tombée plus de cent fois ; et sans Pierrot....
pa» meilleurs I et nous, ne, devons donc pas être plus susceptibles que nos pères, qui apparemment sV'gayoient à entendre toutes ces plaisanteries débitées avec autant de vivacité que de comique,