C.\RON
Oui ; mais ils en appellent devant vous.
PMI TON.
Huissier, faites faire silence; nous verrons cela tantôt.
COtOMBINK, acclamant.
Les femmes d'aujounriuii sont si malheureuses , et IVmpire des maris si absolu , que je ne m'étonne plus qu'il Y ait tant de Glles à marier, et qui regardent le mariage comme Técueil de leurs plaisirs et le tombeau de leur liberté.
AAIiBQIIlN.
Bon 1 bon ! toute la journée les filles ont le gosier ouvert poui* chanter :
i48 LA DESCENTE D'ARLEQUIN, etc.
Ma mère « maries-moi , Voui layez la raison pourquoi.
En effet , n'est-ce pas une chose qui crie vengeance , de voir Tinhuinanité avec laquelle les pauvres femmes, ces moutons d'amour, sont traitées par ces loups dévorants 1 (EtUcrîe.) Ne diroit-on pas....
ARLEQUIl?.
oh 1 je vois bien que nous sommes ici sur le patrimoine des avocats. Comme elle a appris à crier !
GOLOMBIICE.
Ne diroit-on pas, dis-je, que le mariage, quidevroit être l'union , le nœud et la soudure des volontés , soit présentement un champ de bataille , où le mari s'exerce à chagriner sa femme, et où la femme est toujours la malheureuse exposée aux insultes , et bien souvent aux coups de celui qui devroit être II rempart de sa foiblesse ?
PLUTOT
Nous voyons pourtant souvent ici des maris qui portent de vilains chinforgnaux sur leur tête.
AHLEQUIir.
Hél ce n'est que pour entretenir la paix. Ne savezvous pas bien que qui bat sa femme ^ il la/ait braire; qui la rebatj il la fait taire.
COLOMBIirE.
Pour moi, je vous déclare que, si heureusement monmahétoit mort le premier, j'aurois pleuré , crié; je me serois couverte , j usqu'au bout des ongles , d'un