SCÈNE V
ISABELLE, COLOMDINK,p«iiiiail«,i»('Ui)td'u ■ir nUU.
I SAnrtLi.K.
En Y(^i'ili, vous i^ri'-s liicti Ibllo du fiiicir votre tête de vos soltoa iinagiiiHtiuiKi d'umom- et ilc mnrîngc. Esl-ce lit le purti ([ue doit proiiilri? mit' l'iiilctte, nt m devriei-vous pns tivoir ivrioiici'- au monde? Cl) Lu M m N I'.
Mon Dieu, mn sœur, ci'lii csl lilcn aist' jk dire; lis voUH 1)0 pni'Ioi'K'X ptis cutiiiiir vi)ii:t faîtei, si vuuN seuliei ce <pio \« sen».
I s A 11 tî 1,1, F.
Et que »onlL'/-vous (iuiir, s'd vims pliiît ? Vroîiiu'tit , je vuns tt'ouvi.' uni' jolie tiii^iinnim , pour (cntir quelque cliOHt) ] l't <pi(! stiiliiai-ji' donc, moi i|«i suis votre uînôe ? Ksl-ri- <\w l'on m'entend jihiindro dcN rnvicN ({iio ciiusc l'i'lal ilr lille?Voua i'l''< encore une pliiisiiiiti' morveuse 1
COLOMBIXCK.
Bon! si je ne le savois pas, est-ce que j'en voudrois avoir un ?
ISA.BELLE
Hé! qui vous a donc appris de si belles choses?
COLOMB FNfi.
Cela ne s'apprend-il pas tout seul? Quand je songe que je serai mariée, je suis si aise, si aise! Oh! il faut que ce soit quelque chose de fort joli que le mariage , puisque la pensée seiile fait tant de plaisir.
ISABELLE
Vous vous trompez fort à votre calcul , sî vous vous figurez tant de plaisir dans le mariage. Le beau régal qu'un mari qui gronde toujours ! Les soins des domestiques , l'incommodité d*une grossesse : non, quand il n'y auroit que la peur d'avoir des enfants, je renoncerons au mariage pour toute ma vie.
COLOMBINE
La peur d'avoir des enfants ! bon ! on dit que c'est pour cela qu'il faut se marier.
Bon Dieu ! quelle petitesse de raisonnement ! que votre esprit est à rez-de-chaussée !
■^ COLOMBINE
Mais vous, ma sœur, qui ùles si raisonnable", estce que vous ne voulez pas vous marier?
ISABELLE
Oh ! ce n'est pas de mt^me , mdî ; je ^uis votre aînée, et la raison qui veut que vous ne vous maniez