ACTE III, SCENE I. aog
sique, dialectique, étique, mathématique, téraprectique.
ARLEQUIN
Ah! j'en mourrai!
LB DOCTKUB.
Puis donc que toutes les sciences ci-dessus sont des terres inconnues pour vous , je vous dirai que nos auteurs ont parlé différemment sur le point dont il s'agit. Les uns tenoient pour les blondes, et les autres pour les brunes. La difTérence du poil fait aussi ta ditïerence de rinclinntion. La blonde est tendre, languissante et amoureuse; la brune est vive, gaillarde et fringante. La blonde pourra bien outrager votre front; la brune ne vous en quittera pas à meilleur marché. Un savant poète de l'antiquité dit :
^Iba ligwlra codant : vaccinia aigra legualur.
Un autre, non moins célèbre, s'écrie ;
Bie niger est ! on hune tu, Somtuu, cai^to.
Ainsi vous voyez que c'est une malière bien délicate ; Undique ambages j et qu'il est difHcile d'y porter UD jugement certain; car, quoique je sois consommé dans toutes sortes de sciences, ne croyez pas que je veuille que mon sentiment prévaille. Je ne m'arrête pas mordicus à mon opinion. L'obstination est le propre de la bête, et je ne voudrois pas que...,
ARLEQUIN
Allez-vous-en à tous les diables; je ne veux rieo V. i4
t,q,t,=™DïGoogk'
s,o L'HOMME A BONNES FORTUNES, savoir. Quel babillard! Je gage que si on examinoit cet homme-là, on trouveroit que c'est une femme.
(nTenlt'eaillet.) LE' DOCTEUR, I« Kleoiat.
Je vous dis encore que....
Je vous dis que je vous baillerai sur les oreilles.
Quel insolent est-ce là ? Jç ne veux plus rien entendre.
(Li' Doolïtir le pr«nd |>ir la iDiiiohF. Arleqoio venl l'ccbipper
de >e> lUiioi, cl Bon joslsanorpi reste rd Doclrar, Arlrqaia
s'eufait; le Docleat le poursuit ea |i*rlinl loajODri ad Ktitam.)'