‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 127 sur 246 · ACTE III, SCENE VIII. aa · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VIII. aa

ARLEQUIH.

Sm? Je m'en doutois bien, car j'ai eu

e selle en le voyant Hais cet homme-

jn pour le mariage : tenez , vous voyez

ia barbe ne tient point ; ce sont deux nious-

j postiches, (niaiirucliikf polUdaUbarbe.}

H. BASSrHET.

Que le diable vous emporte ! Quelle peste de cérémonie î

Il y a encore pis que cela ; cet homme sera pendu avant qu'il soit vingt -quatre heures. Voyez cette mine patibulaire.

B H oc A. ITT IN.

Pendu) et comment connoissez-vous cela?

ASLEQUIir.

Par le moyen des astres , et par les règles de la métoposcopie. Je n'y manque jamais, à une heure près; et, si vous voulez, Je vous dirai quand vous le serez.

BROCAITTIir.

Cela étant, je vais le congédier. M. Bassinet, TOUS voyez bien ma fille : touchez Ui ; vous n'en croquerez que d'une dent, et je ne veux point de gendre dont la barbe ne tient point.

ARLEQUIN

Ki moi d'un beau-fi-ère qui postule après une cravate de chanvre.

umitiïcDïGoOgk'

238 l'homm;^ a bonnes fortunes.

M. BASSIHET.

Ni moi d'une lîlle qui a eu des détorses de neuf mois. Allez, vieux radoteur, aux Petites-Maisons, avec votre chianlit. Je venois ici pour vous dire que je ne voutois point de la fitle d'un fou , et qui passe toutes les nuits avec des godelureaux. Fi, la vilaine!

Adieu , adieu ; bon voyage , mon ami : à la Grève, à la Grève, (i iMbeU«.) Consolez -vous, la belle, je vais vous présenter un époux qui vaudra cette vilaine égoutture de bassin. Tenez, beau-père, (noatnnt Ocun qni cit àigaiMi.) ce sera là votre second gendre; c'est un grand seigneur de mon pays.

ISABELLE

Ah , cieî ! c'est Octave !

( Oeta*e lai fàii nn «omplimaal <a iltUan. ) BROCAITTIir.

Qu'est-ce qu'il jargonne là ?

ASLEQDIIT.

c'est un compliment tonquinois. li dit qu'elle est une étoile resplendissante de perfection , et que, si la queue de son manteau étoit plus longue , il la prendroit pour une comète.

( InbellB répond en iulicn an compliment d'OaUr>. ) BROCASXIH.

Quoi I ma fille sait déjà le tonquinois ?

ARLEQUIir.

Bon ! c'est une langue qui s'apprend par infusion ;

umitiïcDïGoOglc

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