DE L'ÉDITEUR SUR LA CRITIQUE DE L'HOMME
Cette petite comédie a été représentée pour la première fois le i" mars 1690.
Elle est une preuve de l'empressement avec lequel on couroit aux représentations de F Homme à bonnes fortunes. Si l'on en croit la Critique , la presse était telle, qu'on y étoit étouflTé, volé, déchiré : l'embarras des carrosses iaisoit qu'on ne pouvoit rentrer chez soi à l'heure communedu souper. En supposant un peu d'exagération dans ce détail, il n'en résulte pas moins que la pièce qui y a donné lieu étoit très suivie.
La Critique est elle - même ime très jolie pièce, et l'une des meilleures de ce genre, après la Critique de VÉcoU des Femmes; on n'en excepte pas même la Critique du Légataire ^ que Regnard a donnée depuis au Théâtre françois : il y a répété plusieurs idées de la première Critique, et le rôle de Bonaventure a quelque
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ressemblance avec celui de Bredouille ; mais le premier est plus plaisaat que l'autre : il n'est rien de plus comique que le compte qu'il rend de la pièce. Le Marquis est un petit-maltre ridicule qui peut avoir quelques rapports avec plusieurs rôles de ce genre que Regnard a mis sur la scène y mais qu'il a plus chargé que les autres, et la pièce est terminée d'une manière qui ne pouvoit convenir qu'au Théâtre italien.
Cette comédie est le portrait véritable , quoique un peu chargé , de quantité d'originaux qui fréquentoient les spectacles à l'époque où ils étoient admis sur la scène, et confondus , pour ainsi dire , avec les acteurs. Elle n'a point été reprise.
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LA CRITIQUE
DE
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PERSONNAGES
NIVELET, procureur fiscal. Pierrot.
LE BARON DE PLAT-GOUSSET. Cinthio.