‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 132 sur 246 · I.E BAROIf · texte numérisé non relu

I.E BAROIf

Gtarçoit ! hé ! y a-t-it là quelqu'un ? Le souper estil prêt ? La peste soit de l'auberge l

ITIVELET.

Qu'avez-vous donc , monsieur le Baron ? Vous me paroissez bien fôché.

LE BAROtr.

Oui, morbleu ! je le suis, et j'ai raison de l'être. Je sors jH-ésentement de l'hôtel de Bourgogne , et j'en suis si outré, que si je trouvois h présent un comédien italien , la moindre chose qu'il lui en coûteroit , ce seroit une oreille.

ITITELET, iDOntTint loiiinaDtuDd^liiré.

3e n*en suis guère plus content que vous. Tenez ,

umitiïcDïGoOgk'

a4o LA CRITIQUE, etc.

voilà tout ce que j'ai pu sauver de moa manteau ;

j'ai laissé le reste au parterre.

LE BA.HOIT.

Bien ne prouve mieux la dépravation du goût du siècle , que l'nflluence des femmes , des carrosses et des chevaux qui vont à cette comédie. C'est une maladie qui gagne la cour.

Franchement , vous autres gens d'épée , vous avez quelque sujet de la fronder : il me semble que parfois on vous donne sur la crête.

LE BAR OH

Et oui ; les rohins y sont fort flattés. L'amour par articles; c'est un endroit bien appétissant pour les femmes.

NIVELET.

Oh ! ma foi , s'il y a quelque chose de passable , c'est quand le Vicomte dépouille cette innocenta jusqu'à un jonc d'or qu'elle a au doigt. Ces couleurs ne crayonnent pas mal les gens dVpée , qui pendant un quartier d'hiver vous sucent une femme jusqu'au dernier bijou.

LE B A noir;

Où est le mal , s'il vous plaît , à un officier qui part pour l'armée , de plumer une femme ? Dans le fond , on n'a en vue que le service du roi.

umitiïcDïGoOg-k'

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