‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 133 sur 246 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

NIVELET, LE BARON, CLAUDINE, T.o.ni

mettre U coavcit, et i^inl do linge et dn twwttet aoat le bn». WIVELET.

HÉ bien , Claudine , parviendrons-nous à souper P

CLAUDINE

On n'attend plus que cette Comtesse avec sa cousine, qui sont allées à ces bateleurs d'Italiens.

LE BA.BOTf.

Bon ! elles devroient être revenues ; il y a deux heures que tout est fait.

CLATIDIITE.

Je crois que cette peste de pièce-là me fera devenir folle. L'auberge est tous les sotrs en déroute , et nos messieurs ne reviennent plus qu'à neuf heures. Ces visages de comédiens ne sauroient-îls jouer dès le matin ?

LE BàROK, lipreointiODile meatoa.

La la , Claudine , tout doucement ; ne te fâche pas. Oh! la friponne! si tu voulois un peu m'aimer.

CLAUDINE, oh ! j'en refuse autant d'un autre. Çà donc, vous platt-il de vous tenir ?

ir 1 V E L E T , lai oieiunt le main an nieiilon.

La belle Claudine est bien pie-grîèche aujourd'hui !

CLAUDINE

Vous arrêterez-vous , grands baguènnudiers ? Je V. i6

L;m,t,=™DïG00g[c

242 LA CRITIQUE, etc.

TOUS aurols bordé le visage d'une assiette, plus

YÎte.... Je vous dis encore que je ne ris pas. Ces

frplampiers-là ' sont toujours à lanterner autour d'un»

fille.

LE BAROH.

Ouais ! Claudine , tu es bien loup-garou !

CLAUDINE

Je suis ce c[ue je suis ; ce ne sont pas là vosaflalres: je n'ai jamais vu une diantre de maison comme celle-ci.

IflVELET.

Et pourquoi , mon petit cœur ?

CLAUDINE

Et pourquoi ? Enfin, si ma tante m'avoit crue, je n'aurois jamais demeuré dans une auberge; mais puisqu'on m'y a forcée , m'y voilà ; j'enrage pourtant assez.

LE BAROIT.

Mais encore, qu'as-tu donc , Claudine ?

CLAUDINE

Ce que j'ai ? Je suis toujours par voie et par chemin, pour aller quérir tes drogues à cette grande halbreda * de Comtesse.

NlYELET.

Comment donc ?

' FrtUmpier, homme inutile, qui u'cït hon à rien. Dicnonl. DE l'Acid. CharlataD. Mintcii.

' Hathreda. Ce mol exprime l'Idée d'une femme grande et nul faite, et vient de HallibarJe, suItuiI NiodT, Trtior de la Langui françoi,,. (G. A. C.)

umitiïcDïGoOgk'

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