ACTE II, SCENE II
c'étoit une volaille délicate que j'avois pris soin d'élever, et que je nourrissois à la brochette avec .lutant de plaisir que si c'eût été moi-même ; elle ûisoit envie de manger à tous ceux qui la voyoient, et cependant je ne la gardois qu'à monsieur. Allez, cela est bien vilain de reconnoître si mal les soins que Ton prend pour vous.
* ABLEQOin.
C'est peut-être que vous n'aimez pas la viande bardée ; une autre fois ou vous la fera larder. CINTHIO,
Bardé , lardé , cela m'est indifférent : quand les choses sont bonnes, je les trouve telles; je ne m'y laisse point attraper.
ISABELLE
Il faudroit, pour satisfaire le goût de monsieur, lui servir quelque vieille volaille racornie, quelque doyenne de basse*cour. Oh ! ce seroit là le moyen de gagner ses bomies grâces.
ÀRLEQTTIIf.
oïl ! parbleu , monsieur, si vous aimez la viande coriace , nous vous en doonat>ns tout votre soûl.