ACTE I, SCENE XII
COLOMBIVE.
Pour moi , je ne sais plus quelle maladie a attaqué le cerveau de cet animal-là : il ne voit plus, il n'entend plus; il a assurément quelque cbose de brouillé dans son timbre. (pHnoti^oiMiuinraciian. ) Tu veux donc que je cachette une lettre avec un manchon ? Je te demande une bougie , m'entends-tu ? Je crois qu'il me fera perdre l'esprit, ( PUm»* ttàt anooM dm mioea. ) Oh , oh ! Toilà une nouvelle folie que je ne lut connoissois pas encore. Depuis quand as-tu perdu la parole ? Parle , répotids ; dis donc à qui tu en as.
PIBBSOT.
Je n'oserois; je sens là un tourbillon , un étouffement de la nature.... heurtant contre l'amour. Tenez , voilà une lettre qui vous dira tout cela.
COLOMB I HE
Que signifie donc cette cérémonie-ci ? Je trouve cela assez plaisant. Voyons donc ce que dit cette lettre.
(Ellstit.]
R Comme il n'y a point d'animal dans le monde « qui n'aime quelque autre animal , c'est ce qui fait a que je vous aime. Autre chose ne peut vous dire « votre très humble serviteur et ddèle amant ,
a PlERBOT. »
Mon très humble serviteur et fidèle amant , Pierrot. Ah , ah 1 voilà donc où le bât vous blesse , monsieur l'amoureux ! En vérité , je suis ravie d'avoir fait une pareille conquête.
PIERROT
Hé ! mademoiselle , je sais bien que mtm mérite n'est pas capable de mériter ;.... mais , d'un autre côté,.... voilà que l'occasion ,..,. votre beauté.... Je ne suis pas bien ricbe ; mais , ma foi , je suis un bon garçon.
COLOHBIXB.
J'entends cela le mieux du monde ; mais je tous prie f monsieur Pierrot , d'étouffer un peu vos hoquets de tendresse , et d'aller porter cette lettre à monneur de la Maltotière.
PIERROT, en •'en «llint.
Ah ! petit cocodrille ! ouf !