SCÈNE II
ARLEQUIN, TRAFIQUET, PIERROT.
PIERROT
Tenez, voilà votre diable de bailli; est-ce qu'il est mieux fait que moi ?
ARLEQUIN
Je crois, monsieur, que vous avez ptusd'impatience de me faire votre gendre , que je n'eo ai de vous voir mon beau-père. Vous avez une fille : er^ vous êtes pourvu d'une drogue dont vous voudriez être défait ; car une fille , c'est une fleur qui se fane , si elle n'est cueillie dans sa saison ; c'est un quartaut de vin de Champagne qui jaunit , s'il n'est bu dans sa primeur.
PIERROT
Monsieur du quartaut , vous n'en aurez peut-être que la baissière.
TRAFIQDET.
J'espère , monsieur , que vous ne vous i-epentirez pas de l'affaire que vous faites; car je puis vous assurer que je vous livre une fille toute neuve , et qui .vous fera dans la suite un très bon usé.
ARLEQUIN
Ah! cette marchandise- là ne dure toujours que trop. Vous pouvez aussi vous vanter que vous serez le beau-père de France le mieux engendré. Je n'ai aucune mauvaise qualité ; je hais le vin à la mort;