‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 42 sur 246 · ACTIÎ II, SCENE XII · texte numérisé non relu

ACTIÎ II, SCENE XII

maladie. En savez-vous bien la raison ? C'est qu'il n'y a point de médecins, et c'est un Axiome très véritable que sublatd causa , tollilitr effectus.

COLOMBINE

Poiot de médecins 1 Mais il faut que ces gensJà ne soient point chrétiens.

ARLEQUIN

Pendant que j'y ctois , il en vint un dans un petit carrosse traîné par une mule ; et l'empereur de la Chine, voyant ces deux, animaux-là qu'on ne connoitsoit point dans le pays, les fît mettre dans sa ménagerie ; et les Chinois , qui les alloient voir , prenoient souvent la mule pour le médecin, et le médecin pour l'enfant de ta mule. '

COLOMSigiB.

Sans leur robe et leur barbe , je m'y tromperois , ma foi, le plus souvent. Madame, voilà un pays comme il nous le faut; je voudrois déjà y être.

ARLEQUIN

Madame, je vois dans vos yeux que vous brûlez d'envie d'être reine de la Chine ; j'en avertirai le roi mon maître, et je ne doute pas que les étincelles de vos yeux..., venant à tomber.... sur ]e bassinet..,, de son cœur,.,, la poudre de son ajnour,,.. madame...,, je vous donne le bonjour. A propos, madame, j'ai des présents à vous faire de la part du roi mon maître, (n appelle in gcni, qui apportent dens banini qD*]! pi^aente l iHbelle ; l'an plein de pipei, et l'antre de tabac en cardei. Elle lei nfnae, diMOl qae cela r>'»t pai deeon nuge. Il Aie eon cliapeau , qui eut nn cabaret, garni de taun i café pleinea, d il loi ea offra; ce

umitiïcDïGoOgk'

qu'elle ne Tent pa> non plm accepter. Arlequin Toyant cela , dit : } Hé bien , je vais tous taire un présent qui sera bien de votre goût; c'est une demoiselle du pays, qut chante, qui danse , et qui est faite à peindre. Holà ! faites venir mademoiselle Dorothée.

( Meneiiu entre liabillé en Ditne. ) ( a Mmelin. )

Mademoiselle Dorothée, faites la révérence à mademoiselle,

(ilsabelle.)

Mademoiselle Dorothée est une Me de qualité, et des meilleures familles du pays.

(1 MeneiiB.)

Mademoiselle Dorothée, voilà une demoiselle qui meurt d'envie de vous entendre chanter. Je vous prie, une petite chanson.

HEZZETlir.

Volontiers. ( n cfaame do b» iulien tonjonn en b^yiDl,) (La acène se termine par l'arriTée de Sotinet et Ae Païqnarial, qui leni renvoyer tout le inonde, tf s geai de la maiion aoconrent, et il SE livre nu combat très pUiiam avec Pniquarie] elDorothfe; l'nn très grand, l'antre trè« petite )

FIN DV SECOIfD ACTE.

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