ACTE III, SCENE II
comme le mien. Je conviens, avec toi , qu'il y a beaucoup d'honnêtes femmes (Jiii sont lasses de leur métier et de leur mari ; mais , du moins , elles n'en instruisent pas la ville par la bouche d'un avocat, et ne se font point déclarer fieflëes coquettes par arrêt de la cour.
COLOMmiTE. .
C'est qu'elles n'ont pas un mari aussi bourru que vous en avez un. Vous êtes trop bonne , et vous gâtes les maris. Une bonne séparation , madame , une bonne séparation ', et le plus tôt , c'est le meilleur. 11 y a déjà près de deux ans que vous êtes femme de monsieur Sotinet ; et quand ce serait le meilleur mari du monde , il seroit glté depuis le temps.
ISABBLLE.
Fais donc tout ce que tu voudras. Mais faudra-t-il quej'aille solliciter toutes ces jeunes barbes déjuges, qui me liront au nez , et qui sont ravis d'avoir dçs affaires de cette nature-là ?
COLSHBIHE.
Oh! madame, nevouB mettez point en peine, vous n'irez point aux juridictions ordinaires : le dieu d'Hymen est arrivé depuis quelque temps en cette ville , pour démarier toutes tes personnes qui sont lasses du mariage. Il aura de la pratique , comme vous pouvez juger. Je veux qu'il commence par vous. Laissezmoi faire ; j'ai une peste de tâte.,,.
c,,...,Go
ga LE DIVORCE.