‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 67 sur 246 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ARLEQUIN, ISABELLE, COLOMBINE

COtOHBIIV£, i i»rt.

Ah ! traître !

Je ne trouve qu'une petite difficulté à notre mariage, c'est que je suis déjà mariée.

ARLEQUIIT.

Mariée ? Bon , voilà une belle affaire ! Est-ce cela qui vous embarrasse ? Je le suis aussi ; nuis il n'y a rien de si aisé que d'être veuf; cinq sous de mort aux rats en font raffaire.

COLDMBIITE, 1 piit.

€iel! qu'entends-je ?

ARLEQUIN

Allons donc, épine de mon âme, touchez là; commençoos les préliminaires de notre mariage.

COLOMBINE, 1 p«l.

Le traître!

A A L E Q U I H , l'appioctiiDI dlubelle, (t loi l«T«Dt )■ cciiHe.

Je ne demande que la petite oie.

umitiïcDïGoOgk'

SCETTE IT. i3i

I5ABELLB.

Toutdoucenienl,tnonrie«rî réservez ces cat-esseslà pour voire femme.

AIltEQITIir.

Pour ma femme PJevous ai déjà dit que c'étoit une carogne que je liais oanitue le diable. Je voudrois qu'elle (&t pendue.

COLOH«llrE,lpt'^

Scélérat !

ftBLEQIÎIIT.

Et dans peu J'espère lui donner d'une potion cordiale qui l'enipêchera d'avoir faim de tong-temps. ISAkEtLS.

Cest-à-Mlire que toilà la manière dont vous traitez vos femme», f]uand vous voûtez les fég^tler : je suis votre très humble servante, je n'aime point la mort aux rats.

AflLEQtlIS, rirT*t»nt,

Vous me fuyez! Oui, si vous voulez me promettre de m'épouser, je vous promets, moi, de la foire crever dans deux jours comme un vieux mousquet. Arrêtez donc , beauté léoparde !

COLOMBIKE l> pirnd par le bns.

Comme un vieux mousquet !

(IiabclleaVuTi.)

L;m,t,=™DïG00g[c

i3a LA DESCENTE D'AELEQUIN, etc.

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