SCENE X. i5i
AHLXQU IN.
Je prétends à l'avenir que vous baissiez votre rayon d'un grand demi-^ ied au moins.
COLOMB! NE
D'un demi-pied ! je me ferois plutôt couper la tête. Non , non , je demeurerai ici.
AHLEQUIN.
Il vous en restera encore plus d'un grand pied; et un grand pied de rayon doit sufBre à la femme d'un musicien.
PR08BRFIWE.
(tti , oh ! je le crois bien ; je m'en contenterois bien , moi qui suis Proserpine.
ARLEQUIir.
Je veux que vous soyez beaucoup plus sage que par le passé, et que vous promettiez de n'aimer désormais que moi.
COLOMBISE.
Oh ! pour cet ai'ticle-là , néant Je ne veux point engager ma conscience. Dans le temps où nous sommes , il n'y a point de femmes qui puissent promettre cela.
ARI.EQ0IH.
Je veux que les enfants que j'aurai dans la suïte ( car il faut recommencer sur nouveaux frais ) soient élevés à ma fantaisie , et j'en disposerai comme de chose à moi appartenante.
COLOMBIME.
~ Cela s'en va sans dire.
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iSa LA DESCENTE D'ARLEQUIN, «te.
PtUTOM.
Hé ! de quoi vous embarrassez-vouR 7 puisqu'elle est votre femme , tous les enfants qu'elle aura ne seront-iis paa les vôtres ?
AnLEQDIir.
Nego consequentiam. Vous ne savez pas tout le manège de là-haut , monsieur Pluton : il y a tant de pères qui n'ont jamais eu d'enfants !
PLDTON.
Après avoir entendu les raisons des uns et des autres , pour vous défrayer des frais de votre voyage^ moi Pluton , prince des ténèbres , souvei-ain du Styx et du Phlégéton , gouverneur des pays-bas , président du sabbat , et correcteur né des arts , métiers et professions, je vous permete non seulement d'emmener chacun voire femme, mais toutes celles qui sont en enfer, sans même en excepter Proserpine.
ARLEQUIN
Pour moi , je n'en ai que trop de celle-ci ; mais y a bien des gens qui ne demanderont pas mieux que de troquer avec vous.
FIN SE LA DESCENTE d'aHLEQUIH AUX EBFSBS.
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AVERTISSEMENT