‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 85 sur 246 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

MEZZETIir.

Tenez, voilà-t-il pas encore la robe que vous volâtes à cet aveugle des Quinze-Vingts , qui vous sert da robe-de-chambre ?

LE VICOMTE

U y a long-temps qu'elle étoit neuve. J'ai déjà dit à trois ou quatre femmes que j'avois besoin d'un surtout de toilette : il y a bien du relâchement dans la galanterie ; et les femmes commencent k se décrier furieusement dans mon esprit. Oh! nous ne vivrons pas long-temps bien ensemble.

HEZZETIH.

A propos de robe de chambre , tandis que vous . dormiez, madai^e la marquise de Noirchignon vous en 3( envoyé une.

VoyOOS-la. (H«ulin va prendre ane toIie lor 11 toilette, et U

déploie. La VicoDie la tegarde et dit : ) Passc. La pquvrc Créature fait tout ce qu'elle peut pour m'égratigner le cœur.

MEZZETIH.

Il est aussi venu un laquais de la part de madame la comtesse de Charbonglacé', qui a laissé un paquet dans une toilette.

( Il tire DDB toilette oà eit encore une robe de chambre. ) LE VICOMTE.

Diable ! celle-ci est bien mieux étoffée que l'autre. I^ Comtesse pourroit bien me faire faire la sottise de l'aimer. Mais il ne fait pas si cher vivre à Paris;

tout s'y donne. ( On frappe radcmeol i la porte. )

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MEZZETIIÏ, allant ooïrir.

Monsieur, c'est le laquais de la Veuve de ce procureur.

LE VICOMTE

Laisse-le entrer.

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