‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 84 sur 246 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LE VICOMTE, HEZZETIN, lui k mime lit, l'an ta chant, ■! l'intn ta pied.

LE VICOMTE

JtloLA , quelqu'un de mes gens ! Champagne , Picard , la Violette , Tortillon , Basque, mes pantoufles, ma robe de chambre, mon carrosse, à dîner, un bouillon, (li ton ia lit itcc une robe d'iTeogle des Qoiiu6-Tin|:U. ]

Ne suis-je pas bien malheureux qu'un homme de ma qualité soit obligé d'éveiller ses gens lui-même ? Où sont donc ces marauds -là? Ouais! [àMewrii»:) Et

umitiïcDïGoOgk'

1 66 L'HOMME A BONNES POffTlTNES.

toi, ne te lèveras-tu point? (Il donna an coup d« pied k MnHtin , qui «I cncors concbé. M«uc1îVi, l'évelllint ea iDraiot,

biillc tt M lire. ) Si je prends un bâton , maraud, je te ferai bien lever, (à pan.) C'est un trésor en hiver qu'un laquars au pied d'un' lit; son ventre se^t de bassinoire.

HEZZETtlT.

Vous faites l'entendu , parce que les bonnes fortunes vous suivent partout ; mais souvenez-vous que nous sommes deux laquais , et qu'il n'y a point d'autre différence entre nous que celle que j'y veux bien mettre : ainsi , un peu plus de douceur , s'il vous plaît, et un peu moins d'emportement avec votre camarade.

LE VICOMTE

Ce n'est point pour te quereller, Mezzetin, que je t'éveille de si bon matin ; c'est seulement pour te dire que toutes ces bon'nes fortunes me donnent fort à penser. A l'égard de celles qui me viennent par les présents que l'on m'envoie de toutes parts , passe ; mais pour celles que nous faisons en volant des mon^ très, en enfonçant des boutiques, et en coupant des bourses ; ma foi , j'ai peur que toiites ces bonhËs fortunes-là ne nous fassent faire notre mauvaise fortune à la Grève.

HEZZETin,

Hé ! nous travaillons pour cela.

LE ticoUte.

Voilà bnc méchante besogne.

umitiïcDïGoOglc

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