‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 3)Chapitre 96 sur 246 · I8A.BELI.E · texte numérisé non relu

I8A.BELI.E

Une autre Bile que moi , qui ne sauroît pas vivre , vous diroit, mon père, que vous risquez beaucouç en vous mariant ; qu'il feut avoir perdu l'esprit pour songer, à votre âge, à un engagement, et que l'on renferme tous les jours des gens aux Petites-Mai' sons pour de moindres sujets ; mais moi, qui sais le respect que je vous dois, sans me prévaloir des raisons que les enfants ont d'appréhender un second mariage, je vous dirai que , puisque vous crevez de santé, vous faites parfaitement bien de prendre une femme.

umitiïcDïGoOgk'

i84 L'HOMME A BONNES FORTUNES.

COLOHBIHE.

Pour moi, je vous te conseille; car je voudrois que tout le monde fât marié.

B&OCAHTIir.

Oh ! vous prenez la chose du bon biais. Puisque vous êtes si raisonnables, apprenez donc que je suis en pour-parler de mariage ; mais c'est pour vous.

ISABELLE et COLOHBINE, aniemble.

Ah , mon père !

BaOOASTlN.

Ah, mes fiUesl

ISABELLE

Je vousai des obligations que je n'oublierai jamais.

GOLOUBINE, lejetaiit ID condeBroontiii,

Ah , mon petit papa ! que je vous aime !

BROCANTIIT.

Je savois bien que cela le feroit plaisir, et que tu n*aurois point de chagrin de voir marier ta sœur avant toi.

COLOHBIHE.

Quoi ! mon père , ce n'est pas moi que vous voulez marier ?

ISABELLE

Non; on feroit bien mieux de vous laisser passer la première, et d'attendre à me marier que vous eussiez trois ou quatre enfants 1 Pour moi, je ne conçois pas cette petite fille-là.

OOLOMBIfTE,

Si vous ne me mariez, je sais bien ce que je ferai, moi.

UigitiïCDïGoOglc

ISABELLE

BROCA.r(TIN.

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