ACTE II, SCENE I. i
B R O C A N T I s , i Colombine.
U &ut bien qu'elle passe avant toi ; elle est ton aînée ; et afin de te mettre en ^tat d*étre bientôt mariée , elle épousera ud honnête bomme. *
ISABELLE
Je le connois bien.
bhogantiit.
Bien fait.
Je t'ai vu.
Riche.
ISABELLE
Je le crois.
bbocahtiit.
Monsieur Bnssinet , médecin , enfin ; c'est tout dire. ■
Monsieur Bassinet! monsieur Bassinet!
BROCAHTIK.
Comment doncj vous trouvez -vous mal? Du vinaigre , vite 1
ISABELLE
J'ai bien du respect pour la médecine ; mais , avec
■ La méprise d'Angélique (scène v dii premier acte du Malade imaginaire), qui croil qn'Argan parle de Cléante Bon amant, lortqa'il lui propose Thomai Diafoirus, a pu donner l'idée de celleci ; et la résistance d'Isabelle a quelque r>pp«rl «yec celle d'Élite, scène ti du premier acte de l'Aeare.
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votre permission , mon père , je n'épouserai point un médecin.
BROCAÎSTIK.
Avec votre permission , ma fiUe, vous t'épouserez. Il ne feut pas, s'il vous plaît, que vous songiez à Octave; j'ai appris que c'étoit un gueux, et je vais tout de ce pas l'envoyer chercher, pour lui dire qu'un autre lui a passé la plume par le bec. Pierrot, Pierrot !
COLOHBIHE.
Allons , ma sœur, faites cela de bonne grâce , puisque mon père le veut.
Je vous prie, mon père, de ne me point donner ce chagrin , et ne m'obligez pas à épouser un homme pom' qui je n*ai nulle estime.
BROCAHTIN.
Il n'y a qu'un mot qui serve ; il faut épouser monsieur Bassinet, ou un couvent. Il vous viendra voir; songez à le recevoir comme un homme qui doit être votre mari.
ISABELLE
Hé j mon père!
BROCAWTIN.
Allons, dénichons; point tant de caquet.
ISABELLE
Voilà ma sœur qui a si envie d'être mariée ; que ne lui donnez-vous monsieur Bassinet pour mari?
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