ACTE I, SCENE VIL an
G^RONTE.
S'il est ainsi, vraiment, j'en ai bien de la joie.
HECTOR, bafyiValère.
Vous acquitter, monsieur! avec quelle monnoie?
VALÈ R £ , bat, à Hector.
( haot f à son p^re. )
Te tairas-tu ? Mon oncle aspire dans ce jour A m'ôter d'Angélique et la maiij et l'aipQur : Vous savez que pour elle il a l'âme blessée, Et qu'il veut m'enlever....
ÇJÊRONTE.
Oui , je sais sa pensée, Et je serai ravi de le voir confondu.
HECTOR, k Géronte.
Vous n'avez qu'à parler, c'est un hoibme tondu.
Je voudrois bien déjà que l'afiËûre fût faite. Angélique est fort riche, et point du tout coquette. Maîtresse de son choix. Avec ce bon dessein , Va te mettre en état de méi^ker sa main , Payer tes créanciers....
VALÈRE
J'y vais , j'y cours....
( U Ta ppor ionir , parle bas k Hector , et reyient. )
Mon père....
GJÉRONTE.
Héj plaît-il?
VALÈRE
Pour sortir entièrement d'affaire.
;îxa LE JOUEUR.
Il me manque environ quatre ou cinq mille francs.
Si vous vouliez, monsieur....
GÉRONTE
Ah , ah ! je vous entends.
Vous m'avez mille fois bercé dé ces sornettes. Non; comme vous pourrez , allez payer vos dettes.
VALÈRE
Mais, mon père , croyez....
GiROHTTE.
A d'autres ^ s'il vous plaît.
VALÈRE
Prêtez-moi mille écus.
HECTOR, à Géronte.
Nous paîrons l'intérêt Au denier un.
VALÈRE
Monsieur....
GÉROITTE.
Je ne puis vous entendre.
VALÈRE
Je ne veux point, mon père , aujourd'hui vous surprendre Et pour vous faire voir quels sont mes bons desseins , Retenez cet argent, et payez par vos mains.
HECTOR
Ah! parbleu, pour le coup, c'est être raisonnable.
GÉRONTE
Et de combien encore êtes-vous redevable
VALÈRE
La somme n'y fait rien.