‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 142 sur 273 · SCÈNE IL GÉRONTE, HECTOR, DORANTE, NÉRINEr · texte numérisé non relu

SCÈNE IL GÉRONTE, HECTOR, DORANTE, NÉRINEr

HECTOR, à G^ronte.

Oui , monsieur, A-ngélique épousera Valère; Ils ont signé la paix.

GERONTE, & Hector.

(& Dorante.)

Tant mieux. Bonjour, mon frère.

Qu'est-ce ? Hé bien , qu'avez- vous ? vous êtes tout changé î

aSo LE JOUEUR.

Allons , gai. Vous a-t-on donné votre congé ?

Vous êtes bien instruit des chagrins qu'on me donne ! On ne mç verra point violenter personne ; Et quand je perds un cœur qui cherche à s'éloigner. Mon frère , je prétends moins perdre que gagner.

Voilà les sentiments d'un héros de Gassandre. Entre nous, vous aviez fort grand tort de prétendre Que sur votre neveu vous pussiez l'emporter.

DORAICTE.

Non ; je ne sus jamais jusque*là me flatter.

V La jeunesse toujours eut des droits sur les belles ; L'Amour est un enfant qui badine avec elles : Et quand , à certain âge , on veut se faii*e aimer , C'est un soin indiscret qu'on devroit réprimer.

Je suis y en vérité , ravi de vous entendre ;

Et vous prenez la chose ainsi qu'il la faut prendre.

NARINE

Si Ton m'en avoit cru , tout n'en iroit que mieux.

• DORANTE

Ma présence est assez inutile en ces lieux.

Je vais de mon amour tacher à me défaire.

(Utoru) <;ÉRONTB,

Allez, consolez^ous ; c'est fort bien fait, mon frère. Adieu.

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