SCÈNE IL GÉRONTE, HECTOR, DORANTE, NÉRINEr
HECTOR, à G^ronte.
Oui , monsieur, A-ngélique épousera Valère; Ils ont signé la paix.
GERONTE, & Hector.
(& Dorante.)
Tant mieux. Bonjour, mon frère.
Qu'est-ce ? Hé bien , qu'avez- vous ? vous êtes tout changé î
aSo LE JOUEUR.
Allons , gai. Vous a-t-on donné votre congé ?
Vous êtes bien instruit des chagrins qu'on me donne ! On ne mç verra point violenter personne ; Et quand je perds un cœur qui cherche à s'éloigner. Mon frère , je prétends moins perdre que gagner.
Voilà les sentiments d'un héros de Gassandre. Entre nous, vous aviez fort grand tort de prétendre Que sur votre neveu vous pussiez l'emporter.
DORAICTE.
Non ; je ne sus jamais jusque*là me flatter.
V La jeunesse toujours eut des droits sur les belles ; L'Amour est un enfant qui badine avec elles : Et quand , à certain âge , on veut se faii*e aimer , C'est un soin indiscret qu'on devroit réprimer.
Je suis y en vérité , ravi de vous entendre ;
Et vous prenez la chose ainsi qu'il la faut prendre.
NARINE
Si Ton m'en avoit cru , tout n'en iroit que mieux.
• DORANTE
Ma présence est assez inutile en ces lieux.
Je vais de mon amour tacher à me défaire.
(Utoru) <;ÉRONTB,
Allez, consolez^ous ; c'est fort bien fait, mon frère. Adieu.