ACTE IV, SCENE XIII. agi
A vos seules bontés je veux avoir recours !
Je n'aimerai que vous; m'aimeriez-vous toujours? Mon cœur, dans les transports de sa fureur extrême, N'est point si malheureux, puisqu'enfin il vous aime.
HECTOR, à part.
Notre bourse est à fond ; et, par un sort nouveau , Notre amour recommence à revenir Siur VemoL.
Calmons le désespoir où la fureur me Hvre* Approche ce fauteuil. Va me chercher un liwe,
( Hector approcbe am &ateaU. Voilera , «mm.) HEGTOja.
Quel livre voulez-vous lire en votre chagrin ?
valèhe.
Celui qui te viendra le premier sous la main; U m'importe peu ; prends dans ma bibliothèque.
HECTOR sort , et rentrt tenant nn H? re.
Voilà Sénèque.
VJlLÈJIE.
Lis.
HECTOA.
<^e je hse SénèK{tte ?
VALÈllE.
Oui. Ne sais-tu pas lire ?
HECTOiR»
Eh ! y pus isCy pensez fms ; ienai lu de mes jours que^dans des almanachs.
.Oa?re, et lis au hasnrd.
aga LE JOtlElÎR.
HECTOR
Je vai|S le mettre en pièces.
yAL:feR£.
Lis donc.
HECTOR Ht.
a Chapitre six. Du mépris des richesses.
« La fortune offre aux yeux des brillants mensongers; « Tous les biens d'ici-bas sont faux et passagers; « Leur possession trouble , et lem* perte est légère : «( Le sage gagne assez quand il peut s'en défaire.» Lorsque Sénèque fit ce chapitre éloquent, Il avoitf comme vous, perdu tout son argent.
VALÈR£, se levant.
Vingt fois le premier pris ! Dans mon cœur il s'élève
(n s'assied.)
Des mouvements de rage. Allons, poursuis, achève.
HECTOR
c( L'or est comme une femme 4 on n'y sauroit toucher « Que le cœur, p^r amour, ne s'y laisse attacher, a L'un et l'autre en ce temps, sitôt qu'on les manie, <x Sont deux grands rémoras pour la philosophie. » N'ayant plus de maîtresse , et n'ayant pas un sou, Nous philosopherons maintenant tout le soûl.
VALÈRE
De mon sort désormais vous serez seule arbitre, Adorable Angélique.... Achève ton chapitre.
HECTOR
« Que faut-il.... »