‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 172 sur 273 · ACTE IV, SCENE XIII. agj · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE XIII. agj

VALÈRE

Je bénis le sort et ses revers , Puisqu'un heureux malheur me rengage eu vos fers. Finis donc*

<c Que faut-il à la nature humaine?

« Moins on a de richesse , et moins on a de peine. « C'est posséder les biens que sayoir s'en passer. » Que ce mot est bien dit ! et que c'est bien penser ! Ce Sénèque, monsieur, est un excellent homme. Étoit-il de Paris?

Non , il étoit de Rome, Dix fols a cartt; triple être pris le prcitiicr!

\li , monsieur ! nous mourrons un j our sur un fumier.

il fnut que de mes maux enfin je me délivre :

J ai cent moyens tout prt4s pour m'empecher de vivre,

U rivière^ le feU| le pûisoD et le fer.

HECTOK-

Si vous vouliez y monsienr , chanter un petit air ; Votre maître à chanter est ici : la m y nique p0uL-t^trc calmcroil celte humeur Eréiiétique*

>i94 LE JOUEUR.

VALÈRE

Que je chante , bourreau !

Je veux me poignarder ; la vie est un fardeau Qui pour moi désormais devient insupportable.

HECTOR

"Vous la trouviez pourtant tantôt bien agréable. Qu'un joueur est heureux! sa poche est un trésor; Sous ses heureuses mains le cuivre devient or, Disiez-vous.

VALÈRE

Ah ! je sens redoubler ma colère.

HECTOR

Monsieur , contraignez-vous , j'aperçois votre père.

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