ACTE IV, SCENE XIV, agS
HECTOR
Oui , monsieur : maintenant Que nous ne jouons plus , notre u^^ique ascendant C'est la philosophie , et voilà notre livre ; C'est Sénèque.
GÉROIfTE.
Tant mieux : il apprend à bien vivre.
Son livre est admirable et plein d'instructions, Et rend l'homme brutal maître des passioois.
HECTOR
Ah ! si vous aviez lu son traité des richesses , Et le mépris qu'on doit faire de ses maîtresses ; Comme la femme ici n'est qu'un vrai rémora ' , Et que , lorsqu'on y touche.... on en demeure là.... Qu'on gagne quand on perd.... que l'amour dans nos âmes.. Ah! que ce livre*là connoissoit bien les femmes!
Q^RONTE.
Hector en peu de temps est devenu docteur.
HECTOR
Oui , monsieur , je saurai tout Sénèque par cœur.
GIÉRONTE, à VaUre.
Je vous cherche en ces lieux avec impatience, Pour vous dire, mon fils , que votre hymen s'avance. Je quitte le notaire, et j'ai vu les parents, Qui, d'une et d'autre part , me paroissent contents. Vous avez vu, je crois , Angélique ? et j'espère Que son consentement....
' Rémora, obstacle, empêchement; mot qii*Hector yient de lire plus haut dans le chapitre de Sénèque. ( G. A. C. )
VALÈRE
Non, pas encor, mon père.
Certaine afFaire m'a....
GÉROTTTE.
Vraiment , pour un amant, Vous faites voir, mon fils, bien peu d'empressement. Courez-y : dites-lui que ma joie est extrême ; Que , charmé de ce nœud , dans peu j'irai moi-même Lui faire compliment , et l'embrasser,,..
HECTOR, à Géronte.
Tout doux!
Monsieur fera cela tout aussi bien que vous.
VALERE, à Géronte.
Pénétré des bontés de celui qui m'envoie.
Je vais de cet emploi m'acquitter avec joie.