ACTE II, SCENE VI
(à Carlin.)
Un fauteuil à madame.
( Carlm apporte on fiintenil , Léandre s*atsied dessoa. ) CLARIGE.
Chaque amantparle ainsi ; mais souvent, de retour,
U oublie avec lui de ramener lamour.
Notre sexe autrefois changeoit, c'étoit la mode ;
Le premier en amour il prit cette méthode :
Les hommes ont depuis trouvé cela si doux,
Qu'ils sontdans ce grandart bien plus savants que nous.
CARLIN, voyant qne son maître a pris le faotenil, apporte on » tabooret à Clarice.
Madame, vous plaît-il de vous mettre à votre aise ? Nous n'avons qu'un fauteuil ici , ne vous déplaise. Et mon maître s'en sert , comme vous pouvez voir.
CLARIGE, à Carlin.
Je te suis obligée , et ne veux point m'asseoir.
(âUandre. )
Si je vous aimois moins , je serois plus tranquille. A m'alarmer toujours l'amour me rend habile.
Je crains autant que j'aime ; et mes foibles appas Sur vos distractions ne me rassurent pas.
J'appréhende en secret que quelque amour nouvelle....
LÉANDRE
Non, je n'aime que vous , adorable Isabelle.
CARLIN, bas, à Léandre.
Isabelle ! Clarice.
LÉANDRE
Et mes vœux les plus doux
37a LE DISTRAIT.
Sont de passer mes jours et mourir avec tous.
Isabelle.,..
Clarice.
A pour moi mille charmea; L'amour prend dans aes yeux ses plus puissantes arsies ; Isabelle est...»
Claiiee, '
léahdrï:.
A mes yeux un tableau De tout ee que jamais le ciel fit de plus beau.
G£ARICI, àCâillB.
Qu'entends-je ? Justes dieux ! ton maître est iafidèle ; Son erreur me fait voir qu'il adore Isabelle. Je suis au désespoûr ; et je sens dans aum cotur Mon amour outragé se changer en fureur»
LJÉAVBIlKy MrUBt de ■iièvtric.
Quel sujet tout à coup vou& a mise ea colère , Madrane ? Ce maraud a-t-il pu vous déplaire ?
GLARIGB.
Si quelqu'un me dépkut en ce moment, c'est vous.
LéA]fn.R£.
Moi?
CLARICl.
Vous.
LiAIfDRE.
Quoi! je pouiTois exciter ce courroux!