‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 232 sur 273 · VALÈRE, LE CHEVALIER, M" GROGNAC, ISABELLE, LISETTE · texte numérisé non relu

VALÈRE, LE CHEVALIER, M" GROGNAC, ISABELLE, LISETTE

VALÈRE, ao Chevalier.

Ah ! je suis , mon neveu , ravi de vous trouver.

( k madame Grognac. ^

Madame, vous voyez, sans trop de complaisance,

Un gentilhomme ici d'assez belle espérance;

Et s'il pouvoit vous plaire, il seroit trop heureux.

LISETTE, âpart.

Que le diable t'emporte !

ISABELLE, à part.

Eh ! contre-temps fâcheux !

M"** GROGNAC, àValère.

Votre neveu ! Comment !

VALÈRE

Il a su se produire , Et n'a pas eu besoin de moi pour s'introduire.

M"" GROGNAC, aa (SicvaHer.

Vous n'êtes pas, monsieur, un maître italien?

VALÈRE

Lui ? c'est le Chevalier.

Il est vrai , j'en convien ; Cela n'empêche pas que, dans quelques familles 9 Je ne montre parfois Titalien aux filles.

394 l^E DISTRAIT.

m"* GROGITAG, àlfabeUe.

Comment , impertinente !

LE G H £ VAL I £ R , â madame Grognae.

Ail ! point d'emportement.

M"" GROGKAG, àliabellc.

Après vous avoir dit....

L£ GH£VAI«I£R^ à nadanicGrognac.

Madame, doucement; N'allez pas y devant moi, gronder mes écolières.

M"* GROGITAG^ an CKef«lter«

Mélez-vous, s'il vous plaît, monsieur , de vos af&ires.

(èlMbeUe.)

Lorsque je vous défends^...

LE GHEVALIER, àfMdimeOrogttae.

Pour calmer ce courroux , J'aime mieux vous baiser, maman.

M""' GROGNAG, aH Cheralier.

RetireE'-vous.

Je ne suis point, monsieur, femme que l'on plaisante.

LE GHBVALlËli pt€nà madame Grognae par la main, chaata, «t la fait danser par force.

Je veux que nous dansions ensemble une courante.

VALERE , les séparant, et maltant le Cheralier dehora.

C'est trop pousser la cfaoâe; aUons , retirez-vous.

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