ACTE IV, SCENE YIL
Pour un plaisant <jui rient de son hruit mVnivTer, Qui croit me dire rire, et qui me iait ])Jeurer; Pour un fittstidiem qui n'a pour Fordinaire, Ni le don de pariar, ni Fesprit de se taire !
CARLIN, rawttamt smi jwtatMOffpok
Mais Toyez , je vous prie ' , qn^e distraction!
* QiMtqB^Q j ah «Me &«te d« itiMi t dus ce t«is» je a*» peùit ftdvùs la cQRcctÎQii ^ en a été fùte diTcrsement par pliisievii» cditeim. Les «us ont mU : Jfaû» tU priée, '9«jez ^tteUe distrwitom ; d^avtres» Mms 'woyez » s*H 'v^msfimf^ L^é^tk» ori^ùale poHe : Jr vMtf /râir. n est très proliahie ^ae Tanteur a écrit ainsi» coanne oa le rencontre en d'antres endroits de se« €MiTra|;es. Les eritiqnes nWt pas man^é de signaler les incorrections dn stjlede Regnard, ses fentes contre la Tcrsîfieation » les fensses rimes» etc. Mais si Fooi se penaettoît de co i iiy dans cbaqne édition les iMperfedîons reprocbées à Tanteor, et dnes en partie à la fecilité de son travail» sur quoi restCTOîent fondées les critiques? Cette note se rapporte donc égakment à toutes les fautes de ce genre, qm ont été respec« tées, lonqn'il n'exisloit pas de di ff é r ence s a^ec les éditions pre- BÙères. Voici d'ailleurs sur quel ton , aussi plaisant que raison* nahle, Regnard répond lui-même à ces Téùlleux critiques qui s*effiurouchent de la moindre faute. L'exemple est tout«à-fait sem» Uahle:
^ tout Ta»
• Vous qui TOUS escrimei de la rime, tous allea dire qu^il y a
• un e de trop à ce dernier ^ers : je le sais aussi^lùen que tous ;
• mais si on ne me donne cette licence et de pareilles, je quitte dès ■ à présent le métier de poète de la troupe, que je fais à mon « grand regret > et aux dépens de mes ongles» qui sont déjà asses « courts. Je ne suis que trop rebuté de la profession, et, sans les « petits profits que nous autres rimailleurs attrapons auprès des . filles , il j auroit long-temps que j*«iirois vendu ma charge à bon «marché.» (G. A. C.)
L^AWDRE..
Je crains pour mon amour quelque altération.
La belle est en courroux ; toute mon innocence Ne me rassure pas, et je crains sa présence.
CARLIN
Je vous dirai , monsieur, pour sortir d'embarras, Comme ordinairement j'en use en pareil cas.
Il faudroit qu'une lettre , écrite d'un beau style , Pût vous rendre près d'elle un accès plus facile. Mandez-lui que tantôt ce que vous avez fait N'est qu'un coup d'étourdi.
LÉANDRE
Je serai satisfait, Si la lettre produit l'effet que tu l'espères. '
CARLIN
Une lettre, monsieur, remet bien des affaires; Et trois ou quatre mots , en hâte barbouillés ,
' Ce vers et le suivant sont conformes à l'édition originale. Dans les éditions suivantes, on lésa corrigés de plusieurs manières; ce qui ne peut manquer d'arriver toutes les fois qu'un éditeur hasarde le premier un changement, chacun pensant faire mieux que son devancier. L'édition de 1714» celles de 1718, de lySo, portent :
Si la lettre a reffet, Carlin , que tu respèret. CeUe de 178 1 :
si la lettre a l'effet, ainsi que ta respères. L<es éditions modernes :
Si la lettre. Carlin, a l'effet qoe j'espère.
CARLIir.
Une lettre, monsieur, remet bien une affaire.