‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 255 sur 273 · CARLIN, LÉANDRE · texte numérisé non relu

CARLIN, LÉANDRE

C A R L I H , prétenunt un livre à ton nuûtr».

Tenez , monsieur, voilà....

LEANDRE

Comment ! es-tu donc ivre ?

Pour écrire un billet tu m'apportes un livre!

Ah! vous avez raison. On hurle avec les loups; Et je serai bientôt aussi distrait que vous.

4a6 LE DISTRAIT.

Votre absence d'esprit est une maladie Qui se gagne aisément.

LÉAITDRE.

Eh! tais-toi, je te prie; Ne me fatigue point par tes mauvais discours. Les valets sont fâcheux, et font tout à rebours.

G A R L I N 9 apportant une table et nne écritoire. /

Pour écrire, à ce coup, j'apporte toute chose.

L ]É A ]y D R £ s'assied pour écrire.

Donne-moi promptement.

CARLITT.

Voyons de votre prose.

Si pour vous d'Apollon les trésors sont ouverts , Vous pouvez même aussi vous escrimer en vers , En sonnet, en ballade, en ode, en élégie.

Le sexe aime les vers.

LÉANDRE change plosîenrs fois de pinme , qa*il trempe dans la pondre pour ]e cornet.

Quelque mauvais génie Des plumes que je prends vient empêcher l'efFet.

Je le crois bien , monsieur; car voilà le cornet, Et dans le poudrier vous trempiez votre plume.

LÉAIVDRE.

Tu peux avoir raison; c'est contre ta coutume.

GARLIir, à part.

L'écriture est un art bien utile aux amants !

Petits soins, rendez-vous, doux raccommodements ,

Promesse d'épouser, plainte, douceur, rupture.

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