CARLIN, LÉANDRE
C A R L I H , prétenunt un livre à ton nuûtr».
Tenez , monsieur, voilà....
LEANDRE
Comment ! es-tu donc ivre ?
Pour écrire un billet tu m'apportes un livre!
Ah! vous avez raison. On hurle avec les loups; Et je serai bientôt aussi distrait que vous.
4a6 LE DISTRAIT.
Votre absence d'esprit est une maladie Qui se gagne aisément.
LÉAITDRE.
Eh! tais-toi, je te prie; Ne me fatigue point par tes mauvais discours. Les valets sont fâcheux, et font tout à rebours.
G A R L I N 9 apportant une table et nne écritoire. /
Pour écrire, à ce coup, j'apporte toute chose.
L ]É A ]y D R £ s'assied pour écrire.
Donne-moi promptement.
CARLITT.
Voyons de votre prose.
Si pour vous d'Apollon les trésors sont ouverts , Vous pouvez même aussi vous escrimer en vers , En sonnet, en ballade, en ode, en élégie.
Le sexe aime les vers.
LÉANDRE change plosîenrs fois de pinme , qa*il trempe dans la pondre pour ]e cornet.
Quelque mauvais génie Des plumes que je prends vient empêcher l'efFet.
Je le crois bien , monsieur; car voilà le cornet, Et dans le poudrier vous trempiez votre plume.
LÉAIVDRE.
Tu peux avoir raison; c'est contre ta coutume.
GARLIir, à part.
L'écriture est un art bien utile aux amants !
Petits soins, rendez-vous, doux raccommodements ,
Promesse d'épouser, plainte, douceur, rupture.