SCENE VIIL
1er comme je fais , quand vous êtes si peu sensible , Yalère , a«x bontés. que ma mère a pouf nous? m"*' argante.
Comment donc Yalère ? A qui en avez-yous ?
MT. GRIFOir.
Qu'est-ce que cela s^;tiifi6?
frCAPIK, àpavt.
Nous approchons du denoûment^
m"* argante.
Que voulez-vous dire avec votre Yalère ?
LEOlfORÊ.
Ne m'avez-vous pas die, madame, que vous aviez conclu mon mariage ?
m"** argawte.
Qu'a de commun Yalère avec votre mariage ? C'est à monsieur Grifon , que voilà, que je vous marie.
M.^ GRIFON, àLéoBore.
Oui ^ raigncmne , c'est moi qui aurai l'honneur que de....
LioiroRE.
Yous , monsiew ?
M"* ARGANTX.
Je voudrois bien , pom* voir , que vous ne le trouvassiez pas bon !
M. GRIFON.
Monsîeiu? mon fils , par quelle aventure est-il mention de vous dans tout ceci ?
VALÈRE
Par une aventure fort naturelle, mon père.
M. GRIFOir.
Gomment ! une aventure fort naturelle ?
MARIlfE.
Oui , monsieur ; mademoiselle est fille , monsieur est garçon ; elle est aimable , il est joli homme ; ils ont fait connoissance , ils s'aiment , ils sont dans le goût de s'épouser : y a-t-il rien là que de fort naturel?
SCAPIN
Il n'est point question de la nature là-dedans; c'est la raison et l'intérêt qui font aujourd'hui les mariages. Monsieur est le père, madame est la mère; | la raison est de leur côté ; la nature est une sotte ^ et i vous aussi , ma mie. '
M"^ ARGANTE
Il a raison.
LiONORE.
Quoi ! à l'âge que j'ai , ma mère , vous voudriez me faire épouser un homme comme monsieur ? Vous n'y songez pas.
VALÈRE
Quoi ! à l'âge que vous avez, mon père, vous voudriez vous marier à une fille comme mademoiselle ? Je crois que vous rêvez.
LioiroRE.
En vérité , ma mère, vous êtes trop raisonnable pour exiger de moi une chose aussi éloignée de bon sens.
VALÈRE
Sérieusement parlant, mon père, vous n'êtes point d'âge encore à radoter.