M. GRIFON, VALÈRE, SCAPIN, M- ARGANTE, LÉONORE^ MARINE
H. GRIFON.
Ne vous avoîs-je pas bien dit qu*on devoit l'amener ? voilà la mère et la fille de chambre.
VALÈRE, bas, à ScapiiL
Que vois-je , Scapin ? C'est Léonore.
SCAPIN, àpart.
Autre incident.
M~ ARGANTE
ADons , ma fille , approchez , et saluez le mari
que je vous ai destiné. ( Elle entend parler de M. Grifon. ) LléONORE, croyant qae c*ett Valère.
Quoi, madame! voilà 1^ personne....
M"' ARGAITTE.
Qu'avez -VOUS donc , mademoiselle ? est-ce que monsieur ne vous plaît pas ?
LiéOl^ORE.
Je ne dis pas cela , madame , et je n'aurai jamais d'autres volontés que les vôtres.
▼A.LiB^E, baSjàScaptn.
Scapin, elle obéit à sa mère, je suis perdu.
MARINE, àpart.
Il y a de l'erreur de calcul.
m"* argante.
Je suis ravie , ma fille, de vous voir des sentiments raisonnables, et j'ai toujours bien jugé que vous ne voudriez pas me désobéir.
LÉONORE
Vous désobéir ! moi ? j'aimerois mieux mourir que de faire quelque chose qui vous déplût.
M. GRIFON, àSc^in.
Voilà une fille bien née , n'est-il pas vrai ?
SCAPIN, àpart.
Il y a ici du quiproquo , sur ma parole.
LÉOirORE.
Tout ce que j'ai à me reprocher , madame , c'est que mon obéissance ait si peu de mérite en cette occasion , et les choses sont dans on état à me permettre d'avouer, sans honte, que votre choix et mon inclination ont un par&it rapport ensemble.
M.* GRIFOir, àpart.
Gomme elle m'aime déjà! cela n'est pas croyable !
L^OirORE.
Mais j'ai lieu (fe me plaindre. Est-ce à moi de ptr-