‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 42 sur 273 · M. GRIFON, VALÈRE, SCAPIN, M- ARGANTE, LÉONORE^ MARINE · texte numérisé non relu

M. GRIFON, VALÈRE, SCAPIN, M- ARGANTE, LÉONORE^ MARINE

H. GRIFON.

Ne vous avoîs-je pas bien dit qu*on devoit l'amener ? voilà la mère et la fille de chambre.

VALÈRE, bas, à ScapiiL

Que vois-je , Scapin ? C'est Léonore.

SCAPIN, àpart.

Autre incident.

M~ ARGANTE

ADons , ma fille , approchez , et saluez le mari

que je vous ai destiné. ( Elle entend parler de M. Grifon. ) LléONORE, croyant qae c*ett Valère.

Quoi, madame! voilà 1^ personne....

M"' ARGAITTE.

Qu'avez -VOUS donc , mademoiselle ? est-ce que monsieur ne vous plaît pas ?

LiéOl^ORE.

Je ne dis pas cela , madame , et je n'aurai jamais d'autres volontés que les vôtres.

▼A.LiB^E, baSjàScaptn.

Scapin, elle obéit à sa mère, je suis perdu.

MARINE, àpart.

Il y a de l'erreur de calcul.

m"* argante.

Je suis ravie , ma fille, de vous voir des sentiments raisonnables, et j'ai toujours bien jugé que vous ne voudriez pas me désobéir.

LÉONORE

Vous désobéir ! moi ? j'aimerois mieux mourir que de faire quelque chose qui vous déplût.

M. GRIFON, àSc^in.

Voilà une fille bien née , n'est-il pas vrai ?

SCAPIN, àpart.

Il y a ici du quiproquo , sur ma parole.

LÉOirORE.

Tout ce que j'ai à me reprocher , madame , c'est que mon obéissance ait si peu de mérite en cette occasion , et les choses sont dans on état à me permettre d'avouer, sans honte, que votre choix et mon inclination ont un par&it rapport ensemble.

M.* GRIFOir, àpart.

Gomme elle m'aime déjà! cela n'est pas croyable !

L^OirORE.

Mais j'ai lieu (fe me plaindre. Est-ce à moi de ptr-

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