SCENE XIV, i
LE BARON9 à Géroote.
Nuit et jour il hanté les brelans ; U doit encore au jeu plus dé vingt mille francs.
O^RONTE.
Plus de vingt mille fi'ancs!
LE BARON
Oui , monsieur.
SOTENCOUR.
Je vous jure, Foi de vrai Bas-Normand, que e*est une imposture; Que je ne comprends rien à ce maudit jargon , Et ne sais , pour tout jeu , que Toie et le toton.
LE BAROir.
Vous mé gâtez ici bien du temps en paroles.
Monsieur , je veux toucher mes quatre cents pistoles , Ou, cadédis, je veux lé saigner à Tinstant.
GÉRONTE
Si mon gendre vous doit....
LE BARON
S'il mé doit!
giSronte.
Je prétends Que vous soyez payé ; mais , sans plus de colère , Permettez qu'à demain nous remettions TafFaire. Je marie aujourd'hui ma fille, et retiendrai Sur sa dot cet argent , que je vous donnerai.
le baron.
C'est parler comme il faut. Quand on est raisonnable , Tout Gascon que je suis , je suis doux et trai table.
i6o LE BAL,
Adieu. Jusqu^à démain. Mais souvenez-vous-en,
Que j'ai votre parole, et grand besoin d'argent.