‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 94 sur 273 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

GILLETTE, GÉRONTE, SOTENCOUR, MERLIN, LE BARON , ET TOUS les Masquer

GILLETTE

Au secours ! au secours ! votre fille, on l'emporte; Des caréme-prenauts lui font passer la porte.

GÉRONTE

Que dis-tu là?

GILLETTE

Je dis que quatre hommes, là-bas, La font aller, monsieur, plus vite que le pas.

GliaONTE.

Quoi! ma fille....

GILLETTE

Oui , monsieur.

SOTENGOUR.

La plaisante nouvelle!

Tu rêves : tiens, voilà que je danse avec elle.

MERLIN

Monsieur, laissez-la dire; elle a perdu Tesprit.

GILLETTE

Non, vous dis-je.

• SOTENCOUR.

On te dit que dessous cet habit C'est Léonore.

GILLETTE

Et non; je n'ai pas la berlue,

Je viens de la quitter à Tinstant dans la rue.

SOTEirCOUR.

Au diable la pécore avec ses visions !

U faut te détromper de tes opinions.

Tiens, voilà Léonor.

( n Ate 1« maf^oe à la prétendue Léonore , et on reconnoit le B^ron. ) LE BJLROK.

Serviteur.

SOTEWCOUR.

C'est le diable!

LE BARON

Prêt à vous emporter ; mais pourtant. fort traitable. Vousmé devez, cherchons quelque accommodement. J'ai votre Léonor pour mon nantissement, Et je la fais conduire au château dé la Garde : Dé l'argent , je la rends ; point d'argent , je la garde.

GÉRONTE

On m'enlève ma fille ! Au secours ! au voleur !

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