‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 4)Chapitre 95 sur 273 · SCENE XIX. r · texte numérisé non relu

SCENE XIX. r

GiRONTE.

Ah , Valère , c'est vous !

SOTEirCOUR.

Quoi ! Valère.... Comment !

Que veut <Kpe ceci ?

VALÈRE

Que très civilement Je viens ici vous dire, en parlant à vous-même, Que Lëonor, pour vous, sent une haine extrême; Qu'elle mourroit plutôt que....

SOTENCOUR.

Léonor me hait ?

VALÈRE

Si vous ne m'en croyez, croyez-en ce billet.

SOTEWCOUR, Ht.

« Pour éviter l'hymen dont mon amour murmure , « Et pour ne jamais voir votre sotte figure , « J'irois au bout du monde , et plus loin même encor. « On ne peut vous haïr phis que fait Léonor. » En termes clairs et nets cette lettre s'explique , Et le tour n'en est point trop amphibologique. Oh bien, la belle peut revenir sur ses pas;] Elle auroit beau courir , je ne la ^uivrois pas. Je vous cède les droits que j'ai sur l'accordée , Et ne me charge point de fille hasardée.

G]ÉROirT£.

Oh ! ma fille est à vous.

SOTENCOUR.

Non, parbleu , par.bonheur :

i66 LE BAL.

Je lui baise les mains et la rends de bon cœur.

GÉRONTE

Vous me faites plaisir , monsieur , de me la rendre.

SOTENCOUR.

Oh! vous ne manquerez, sur ma foi, pas de gendre. Ni vos petits-enfants de père. Allons, Mathieu, Retournons à Falaise.

MATHIEU CROCHET

Adieu , messieurs, adieu.

MBRLIir.

Place à Mathieu Crochet.

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