‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 130 sur 279 · ANGÉLIQUE, NÉRINE · texte numérisé non relu

ANGÉLIQUE, NÉRINE

ANGliLTQUE.

AloN cœur seroit bien lâche, après tant de serments;

D'avoir encor pour lui de tendres mouvements.

Nérine , c*en est fait , pour jamais je l'oublie ;

Je ne veux ni l'aimer , ni le voir de ma vie ;

Je sens la liberté de retour dans mon cœur.

Ne me viens pas, au moins, parler en sa faveur.

Moi , parler pour Valère 1 II faudroit être folle. Que plutôt à jamais je perde la parole !

ANGJiLIQUB.

Ne viens point désormais, pour calmer mon dépit. Rappeler à mes sens son air et son esprit ; Car tu sais qu'il en a.

De l'esprit 1 lui , madame !

Il est plus journalier mille fois qu'une femme : Il rêve à tout moment ; et sa vivacité Dépend presque toujours d'une carte , ou d'un de.

ANGÉLIQUE

Mon cœur est maintenant certain de sa victoire.

KiRlNE.

Madame , croyez-moi , je connois le grimoire. Souvent tous cea dépits sont des hoquets d'amour.

AKGÉLIQUE.

Non ; l'amour de mon cœur est banni sans retour.

NARINE

Cet hôte dans un cœur a bientôt fait son gite ; Mais il se garde bien d'en déloger si vite.

Ne crains rien de mon cœur.

NÉRIKE. ^

S'il venoit à l'instant, Avec cet air flatteur, soumis, insinuant , Que vous lui connoissez; que d'un ton pathétique,

(EllsMinielàKipiidi.]

Il vous dit il vos pieds ; « Non , charmante Angélique , <i Je ne veux opposer à tout votre courroux « Qu'un seul mot : Je vous aime , et je n'aime que vous. «Votre âme en ma favim- n'est-clle point l'iuti.'? m Vous ne me dites rii'ii 1 vous détournez la vue !

, CEllc«r«liv«.)

«Vous voulez donc ma mort? il faut vous contenter. » Peut-être en ce moiiitDF pour vous épouvanter, Il se soufllettera d'une itiiiin mutinée , Se donnera du frotii toutrcî une chemin S'airachera de ragf un (oupot de cheM Qui ne sont pas à lui. AIuls de ces a

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