‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 131 sur 279 · LA COMTESSE, ANGÉLIQUE, NÉRINE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, ANGÉLIQUE, NÉRINE

On dit partout, ma sœur , qu'un peu moins prévenue, Vous épousez Dorante.

ANGELIQUE

Oui , j'y suis résolue.

LA COMTESSE

Mon cœur en est ravi. Valère est un vrai fou , Qui joûroit votre bien jusqucs au dernier sou.

ANGELIQUE

D'accord.

> l.\ COMTKSSl!.

)'fiime ik vous voir viiini-ro votru loudrcsse. k Cetumour, cnlrti nous, étoil une tbililesse. ; Q filiUl te dégii{;or de ces ntluclit^mcnts Que la raison condamne vt qui llnUciU n

AUtOlIll'lQUK.

aaa LE JOUEUR.

LA COMTESSE

Rien n'est plus à craindre dans la vie»

Qu'un époux qui du jeu ressent la tyrannie.

J'aimerois mieux qu'il fût gueux, avaricieux, Coquet , fâcheux , m»l fait , brutal , capricieux , Ivrogne , sans esprit , débauché , sot , cplère , Que d'être un emporté joueur comme est Valère.

ANGIÊLIQUE.

Je sais que ce défaut <est ie pliji^ grand de tous.

LA COMTESSE

Vous ne voulez donc plus en faire votre époux ?

ANGIÉLIQUE.

Moi ? non : dans cç dessein nos humeurs sont conforme

NIÊRIITE.

Il a , ma foi , reçu son congé dans les formes.

LA COMTESSE

c'est bien fait. Puisqu'ejifin vous renoncez à lui , Je vais l'épouser ^ moi.

AirOiÉLIQ.UE.

L'épouser ?

LA COMTESSE

Aujour4'hui.

. A2rCJÊLIQU£.

Ce joueur, qu'à l'instant....

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