‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 141 sur 279 · SCÈNE XL YALÈRE, ANGÉLIQUE, NÉRINE · texte numérisé non relu

SCÈNE XL YALÈRE, ANGÉLIQUE, NÉRINE

EiJLE connoîl ses gens«

Oui , pour TOUS je soupire, £t je Toodrois «Toir cent bouches pour le dire.

.VltoQS^ nuidame, iJlons, ferme; voici le choc Puinl de foiUesse au moins , ayex un cœur de roc.

Xe m'ahandoune point*

Non , non ; bisseinmoi £iire* TA L ans* }bisq[ueme sert, hélas! que mon cœur tous préfère? Que sert à mon amour un si sincère aveu ?

Voos ne m'écoutes point , tous dédaignex mon feu* De Tos beaux yeux pourtant , cruelle , il est 1 ouvrage. h sais <{u'à vos beautés c'est i^ire un dur outrage De nourrir dans mon cœur des désirs partagés ; Que la fureur du jeu se mêle oik tous régnex :

Mais....

augiIliqiis.

Cette passion est trop forte en Totre âme Pour croira que Tamour d'aucun feu tous enflamme.

a38 LE JOUEUR.

Suivez, suivez l'ardeur de vos emportements; Mon cœur n'en aura point de jaloux sentiments*

Optime.

YALfSRE.

Désormais, plein de votre tendresse, Nulle autre passion n'a rien qui mintéresse : Tout ce qui n'est point vous me paroit odieux.

ANGELIQUE, d^un ton plot tendre.

Non , ne vous présentez jamais devant mes yeuXc

N É R I ir E , bii , à Angélique.

Vous mollissez.

VALÈRE

Jamais ! quelle rigueur extrême !

Jamais ! Ah ! que ce mot est cruel quand on aime ! Hé quoi ! rien ne pourra fléchir votre courroux ? Vous voulez donc me voir mourir à vos genoux ?

AirOlÉLIQUE.

Je prends peu d'intérêt, monsieur, à votre YÎe. •

irÉRIIfE, faiityà Angélique.

Nous allons bientôt voir jouer la comédie.

Ma mort sera l'efTet de mon cruel dépit.

ir i R 1 17 E , bte/A Angéliqufi

Qu'un amant mort pour nous nous mettroit en crédit!

VALÈRE

Vous le voulez ? Hé bien , il faut vous satisfaire , Cruelle ! il faut mourir.

( It veat (Irer fon épée. )

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