ACTE II, SCENE XL a
ANGELIQUE, Vârréuat.
Que Élites- VOUS , Valère ?
NÉRINB, bat, à Angélique.
Hé bien, ne voilà pas votre tendre maudit .
Qui vous prend à la gorge ! Euh !
ANGÉLIQUE, bat.iNêniit.
Tu ne m'as pas dit , Kérine , qu'il viendroit se percer h ma vue ; Et je tremble de peur quand une épée est nue.
irÉRinS, àpirt.
Que les amants sont sots !
VALiRS.
Puisqu'un soin généreux Vous intéresse encore aux jours d'un malheureux , Non, ce n'est point assez de me rendre la vie ; Il faut que par l'amour, désannée, attendrie, Vous me rendiez encor ce cœur si précieux.
Ce cœur sans qui le jour me devient odieux.
ANGI^LIQUX, bat» à Nêriiie.
Nérine , qu'en dis-tu ?
N i R I ir X , Vm , è AngéliqiM.
Je dis qu'en h mêlée Vous avez moins de oœur qu'une poule mouillée.
VALàRB.
Madame, au nom desdieux, au nom de vos attraits....
AIIGjil|Q0B.
Si vous me promettiez....
VALJSRS.
Oui , je vous le promets ,
a4o LE JOUEUR.
Que la fureur du jeu sortira de mon âme ,
Et que j'aurai pour vous la plus ardente flamme....
Pour faire des serments il est toujours tout prêt.
AICGÉLIQUE.
Il faut encore , ingrat, vouloir ce qu'il vous plaît. Oui , je vous rends mon cœur.
VA L È R E y luiMnt la main d'Angéliqne.
Ahl quelle joie extrême!
AirOliLIQUE.
Et pour vous faire voir à quel point je vous aime , Je joins à ce présent celui de mon portrait.
( Elle loi donna ton portrait enrichi de diamanta. ) NÉRINE9 à part.
Hélas ! de mes sermons voilà quel est l'effet I
YALiRE.
Quel excès de faveur !
AITGJÉLIQUE.
Gardez-le , je vous prie.
VAL jk R E y le baiiant.
Que je le garde, ô ciel ! Le reste de ma vie.... Que dis-je? je prétends que ce portrait si beau Soit mis avecque moi dans le même tombeau , Et que même la mort jamais ne nous sépare.
NARINE, àpart.
Que l'esprit d'une fille est changeant et bizarre !
ANGELIQUE
Ne me trompez donc plus , Valère ; et que mon cœur Ne se repente point de sa facile ardeur.