SCÈNE IL
GÉRONTE , HECTOR , DORANTE , NÉRINEr
HECTOR, àGëronte.
Oui, monsieur, A-ngéHque épousera Valère; Ils ont signé la paix.
GiROlTTE, i Hector.
( i Dortnte. )
Tant mieux. Bonjour, mon frère.
Qu'est-ce ? Hé bien , qu'avez- vous? vous êtes tout changé î
aSo LE JOUEUR.
Allons , gai. Vous a-t-on donné votre congé ?
DORANT£
Vous êtes bien instruit des chagrins qu'on me donne ! On ne me verra point violenter personne ; Et quand je perds un cœur qui cherche à s'éloigner, Mon frère , je prétends moins perdre que gagner.
G É R G zr T £.
Voilà les sentiments d*un héros de Gassandre. Entre nous , vous aviez fort grand tort de prétendre Que sur votre neveu vous pussiez l'emporter.
DORANTf:.
Non ; je ne sus jamais jusque*là me flatter.
La jeunesse toujours eut des droits sur les belles ; L'Amour est un enfant qui badine avec elles : Et quand , à certain âge , on veut se fâii*e aimer , C'est un soin indiscret qu'on devroit réprimer.
Je suis , en vérité , ravi de vous entendre ;
Et vous prenez la chose ainsi qu'il la faut prendre.
IV^RIITE.
Si Ton m'en avoit cru , tout n'en iroit que mieux.
* DORANTE
Ma présence est assez inutile en ces lieux.
Je vais de mon amour tacher à me défaire.
(Il fort.) <;:ÉRONTE,
Allez, consolez^vous ; c'est fort bien fait, mon frère. Adieu.