‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 149 sur 279 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

GÉRONTE , HECTOR , DORANTE , NÉRINEr

HECTOR, àGëronte.

Oui, monsieur, A-ngéHque épousera Valère; Ils ont signé la paix.

GiROlTTE, i Hector.

( i Dortnte. )

Tant mieux. Bonjour, mon frère.

Qu'est-ce ? Hé bien , qu'avez- vous? vous êtes tout changé î

aSo LE JOUEUR.

Allons , gai. Vous a-t-on donné votre congé ?

DORANT£

Vous êtes bien instruit des chagrins qu'on me donne ! On ne me verra point violenter personne ; Et quand je perds un cœur qui cherche à s'éloigner, Mon frère , je prétends moins perdre que gagner.

G É R G zr T £.

Voilà les sentiments d*un héros de Gassandre. Entre nous , vous aviez fort grand tort de prétendre Que sur votre neveu vous pussiez l'emporter.

DORANTf:.

Non ; je ne sus jamais jusque*là me flatter.

La jeunesse toujours eut des droits sur les belles ; L'Amour est un enfant qui badine avec elles : Et quand , à certain âge , on veut se fâii*e aimer , C'est un soin indiscret qu'on devroit réprimer.

Je suis , en vérité , ravi de vous entendre ;

Et vous prenez la chose ainsi qu'il la faut prendre.

IV^RIITE.

Si Ton m'en avoit cru , tout n'en iroit que mieux.

* DORANTE

Ma présence est assez inutile en ces lieux.

Je vais de mon amour tacher à me défaire.

(Il fort.) <;:ÉRONTE,

Allez, consolez^vous ; c'est fort bien fait, mon frère. Adieu.

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