ACTE IV, SCENE VU. î*8i
DORANTE
Madame.» »•
I^A COMTESSE
En ce temps , les amants Près du sexe d*aboi^ sont si gesticulants*. *• Quoiqu'on soit vertueuse , il faut telle paroitre ; Et cela quelquefois coiitc bien plus qu à Tétine,
DORANTE
Madame. ...
LA COMTESSE
En vérité , j'ai le cœur douloureux Qu'Angélique si mal reconnoisse vos feux :
El si je n^a vois pas une vertu sévère , Qui me iait i^nfermer dans un veuvage austère , Je pourrois bien.... Mais non , je ne puis vous ouïr; Si vous continuez y je vais m^cvanouir.
DORANTE
Madame....
Vos discours, votre air soumis et tendre , Ne feront que m^aigrir, au lieu de me surprendre. Biinnissons la tendresse ; il faut la supprimer. Je ne puis , en un mot , mê résoudre d'aimer,
DORANTE
Madame , en vérité, je n'en ai nulle envie, Et veux Bien avec vous n'en parler de ma vie.
LA COMTESSE
Voilà , je vous l'avoue , un fort sot compliment.
Me trouvez-vous , monsieur, femme à manquer d'umant ?
a8a LE JOUEUR.
J'ai mille adorateurs qui briguent ma conquête ; Et leur encens trop fort me fait mal à la tête. Ah ! vous le prenez là sur un fort joli ton , En vérité 1
Madame...»
LA GOMTBSSX.
• Et je vous trouve bon !
DORAITTE.
Le respect....
hJL COMTX8SB.
Le respect est là mal en sa place ; Et l'on ne me dit point pareille chose en face. Si tous mes soupirants pouvotent me négliger, Je ne vous premlrois pas pour m'en dédommager. Du respect ! du respect 1 Ah lie plaisant visage 1
DORANTE
J'ai cru que vous pouviez l'inspirer à votre âge. Mais monsieur le Marquis, qui paroît en ces lieuK, Ne sera pas peut-être aussi respectueux.