‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 176 sur 279 · II · texte numérisé non relu

II

ago LE JOUEUR^

VALèiRB.

De 9érpênts mon cœur est dévoré ; Tout semble en un moment contre moi conjuré.

(n prend Hector à la èravste.)

Parle. As-tu jamais vu le sort et son caprice Accabler un mortel avec plus d^injustice, Le mieux assassiner ? Perdre tous les partis * , Vingt fois le coupe-gorge , et toujours premier pris! Réponds4noi donc , bourreau.

^[Iec^oIr.

Mais, ce n'est pas ma faute.

As-tu vu de tes jours trahison aussi haute ?

Sort cruel, ta maiice a bien* su triompher; Et tu ne me flattois que pour mieux m'étouffer ! Dans rétat où je suis^ je puis tout entreprendre; Confus y désespéré , je suis prêt à me pendre.

HECTOR

Heureusement pour vous , vous Ti^avez pas un sou Dont vous puissiez , monsieur , acheter un licou. Voudriez-vous souper ?

VAt^iRÈ.

Que la foudre t'écrase !

Ah y charmante Angélique ! en l'ardeur qui m'embrase,

> Les éditeurs tnodemeS| toujours avec rintention sans doute de rendre le texte de Regnard plus correct, n'ayant pu faire entrer dans le -vers tûutes Us parties , ont subtîtué le mot pans à partis, Sui- Tant le Dictionnaire de T Académie, cette dernière expression étoi( propre au jeu de lansquenet, et l'on disoit , prendre , donner, fùrc le parti sur un coup de carte. ( G. A. C. )

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